La sélection algérienne dames de football entamera son aventure de la Coupe d’Afrique des nations CAN-2018 aujourd’hui à Accra face au pays organisateur, le Ghana.

Cette compétition, qui s’étalera jusqu’au 1er décembre prochain, met aux prises huit sélections, dont le Nigeria (tenant du titre) et qui demeure le favori à sa propre succession. Le Nigeria a mené cette épreuve depuis sa création en 1991 en raflant 10 des 12 titres disputés jusque-là, alors que la Guinée équatoriale en a remporté deux. Les Nigérianes devraient passer la phase de poules sans encombre dans un groupe B composé aussi de l’Afrique du Sud, de la Zambie et du Kenya, ce dernier a été repêché suite à la disqualification de la Guinée équatoriale.
Quant au deuxième groupe où figure l’Algérie, il est composé du Ghana, Mali et du Cameroun, vice-champion d’Afrique. Pour cette phase finale de la CAN au Ghana, la sélectionneuse de l’équipe nationale Radia Fertoul a convoqué 24 joueuses. Et il est fort dommage qu’elle enregistre l’indisponibilité de l’attaquante vedette de la sélection Naïma Bouhani-Benziane, blessée à la cheville. Mais avec le renfort de sept joueuses évoluant à l’étranger, dont la « Zidane algérienne » Assia Sidhoum, Fertoul pourrait bien compter sur son groupe avide de réaliser un exploit en terre ghanéenne.
D’ailleurs, la sélectionneuse enregistre un important renfort de joueuses évoluant à l’étranger. C’est le cas de Morgane Belkhiter de l’arrière gauche de 22 ans évoluant à l’Olympique de Marseille, qui a finalement opté pour l’Algérie. Font également partie de cet important soutien : Chebel Imane, évoluant à Montréal (Canada), Sidhoum. A charge pour le staff technique de trouver la bonne formule pour bien négocier ce début de compétition surtout devant le pays organisateur.

Les objectifs des Algériennes
Pour les objectifs de la sélection algérienne dans ces joutes continentales, le président de la Fédération algérienne de football (FAF), Kheireddine Zetchi a déclaré que « nous avons hérité d’un groupe difficile, je regrette l’absence d’un élément important, à savoir Naima Bouhani, forfait pour blessure, mais elle sera présente avec ses coéquipières pour un apport psychologique. J’ai discuté avec la sélectionneuse Radia Fertoul, elle m’a assuré que nous avons des chances à passer le premier tour et pourquoi pas se qualifier pour le Mondial-2019 en France, même si nous refusons de donner de faux espoirs », a-t-il ajouté. Quant à l’entraineuse de la sélection algérienne, Fertoul, elle déclare sans hésiter que « la sélection nationale a atteint la phase finale de la CAN à quatre reprises, mais elle n’a jamais réussi à sortir des poules. Donc, si au Ghana nous parvenons à passer au deuxième tour, ce sera déjà une grande première », a estimé Fertoul qui a succédé en août dernier à Azzedine Chih. Avant de rallier Accra, l’équipe algérienne, sous la conduite de la sélectionneuse Radia Fertoul, avait effectué un stage de préparation d’une semaine en Côte d’Ivoire ponctué par deux rencontres amicales contre son homologue ivoirienne. Il ne reste plus donc qu’à défier les Ghanéennes chez elles. Ce qui veut dire que nos joueuses partent avec le désavantage du terrain et des supporters. Du côté ghanéen, finalistes malheureuses en 1998, 2002 et 2006 et demi-finalistes en 2000, 2004 et 2016, les Ghanéennes aspirent à entamer « leur » CAN en force, une manière d’impressionner dès le début et avertir leurs futurs adversaires. Pour son dernier test préparatoire, le Ghana a disposé lundi de l’Afrique du Sud (1-0). Auparavant, les « Black Queens » se sont inclinées face à la Zambie à Lusaka (3-2) et ont fait match nul à Nairobi face au Kenya (1-1). La sélectionneuse adjointe du Ghana, Mercy Tagoe Quarcoo, annonce que « nous avons préparé une équipe qui, à notre avis, est capable de remporter le tournoi. Ne tenez pas compte du passé. C’est une nouvelle histoire qui commence à Accra ». C’est dire que nos joueuses se doivent d’être concentrées et ne laisser aucun espace à ces Ghanéennes pour assurer un bon début dans cette compétition continentale. Car après les Ghanéennes, les Algériennes enchaîneront ensuite en donnant la réplique mardi au Cameroun, finaliste malheureux à quatre reprises : 1991, 2004, 2014 et 2016. Un autre match couperet attend donc le Onze algérien dans la quête d’un exploit L’équipe nationale bouclera le premier tour en affrontant le 23 novembre le Mali, dont il s’agit de la 7e participation et qui aspire, à l’instar de l’Algérie, de passer le premier tour du tournoi, comme l’indique le sélectionneur malien Mohamed Housseyni Saloum. « Cette CAN sera plus difficile parce qu’elle regroupe les meilleures nations du continent. C’est pourquoi, j’ai choisi des joueuses déterminées, concernées, avec un esprit de gagneuses. C’est un mélange de cadres, de jeunes et d’expatriées, un groupe homogène qui ne manque pas d’atouts avec des secteurs et autres compartiments bien servis», s’est-il enthousiasmé. A noter enfin que les trois premiers à l’issue de la CAN-2018 se qualifieront pour la prochaine Coupe du Monde, prévue en 2019 en France.

Les groupes
Groupe A : Ghana, Algérie, Mali, Cameroun
Groupe B : Nigeria, Afrique du Sud, Zambie, Kenya

Programme du groupe de l’Algérie
lGroupe A
Ce samedi :
16h30 : Ghana- Algérie
19h30 : Mali- Cameroun

lMardi 20 novembre :
16h30 : Ghana-Mali
19h30 : Cameroun-Algérie

lVendredi 23 novembre
17h00 : Algérie-Mali
17h00: Cameroun-Ghan