Gagner et espérer, tel sera le leitmotiv pour l’équipe nationale ce soir (20h00) contre le Sénégal pour la troisième sortie dans le groupe « B » de la Coupe d’Afrique des nations 2017 (14 janvier – 05 février au Gabon).

Les stat’s et les probabilités disent qu’elle sera la dernière dans cette messe africaine, mais les « Verts », qui n’ont plus le destin entre les pieds, veulent forcer le sort. Pour cela, ils devront s’imposer et attendre que le Zimbabwe, qui affrontera la Tunisie dans l’autre match à Libreville, l’emporte petitement et sans marquer plus de deux buts.

Les corps à Franceville, les oreilles à Libreville, les joueurs de l’EN se retrouvent dans une situation très complexe sur les plans mathématique et psychologique. Dans tous les cas, les «Fennecs» doivent sortir vainqueur du duel, qui sera arbitré par le Botswanais Joshua Bondo, contre le Sénégal pour envisager une qualification miracle. «Les chances sont minimes, si la Tunisie fait un nul contre le Zimbabwe on est éliminés, ça va être difficile, mais on va honorer nos couleurs, on va garder la tête haute, là c’est clair qu’on est déçus et abattus, mais à partir de demain on va essayer de travailler et préparer le match de lundi, et honorer l’EN et honorer ce groupe, car il travaille bien, il travaille ensemble, il a envie d’aller de l’avant, malheureusement on n’a pas pu battre la Tunisie on se reposera tranquilles après on pensera au Sénégal inch  Allah», Djamel Mesbah, pressenti pour être titulaire ce soir à la place de Faouzi Ghoulam, se rendait déjà compte de la situation au terme du match perdu contre la Tunisie. Le latéral gauche s’est vite projeté vers l’empoignade vitale contre les « Lions de la Téranga » en appelant à la remobilisation. L’ancien pensionnaire de l’AC Milan savait que les critiques allaient tout de suite fuser et que la tempête menaçait le «Club Algérie». Au cœur d’un cyclone médiatique sans précédent, lâchés par beaucoup de ceux qui, à la limite, les «idolâtraient» il y a quelque temps, les camarades de Riyad Mahrez devront se montrer solides, efficaces en faisant abstraction à tous les mauvaises langues qui les bombardent. Le tout, contre un très redoutable adversaire qui a réalisé un carton plein avec deux succès en deux sorties. « Nous portons un prestigieux maillot et des couleurs qui nous sont très chères et il nous faut être à la hauteur. Pour cela, il est indispensable de relever la tête et de se remettre au combat. Ce sera contre le Sénégal. Nous allons tout donner pour arracher la qualification», promet Sofiane Hanni, auteur de l’unique but contre la Tunisie jeudi dernier (défaite 1-2) qui devrait être dans le onze du départ pour cette rencontre.
Les temps changent
Dans la tourmente des chiffres négatifs (2 victoires seulement lors des 8 derniers matchs en CAN pour 2 nuls et 4 dséfaites), obligés à l’inconfort dans le groupe «B» avec une seule unité au compteur, Rabie Meftah, qui sera reconduit sur le flanc droit, & cie défieront Sadio Mané et consorts dans une position très handicapante. Bien qu’assurés de la première place du quatuor et de la qualification, les Sénégalais ne comptent pas lâcher du lest face aux Dz. C’est, du moins, ce qu’assurent les joueurs et leur coach Aliou Cissé. Surtout quand ils se rappellent que les Algériens ne s’étaient pas faits prier pour les éliminer en 2015 en les dominant sur le score de 2 buts à 0. « Il ne sera pas comme en 2015, on est déjà qualifiés, mais on sait que l’Algérie aura à cœur de nous battre pour continuer à espérer. On n’a pas d’autre choix nous aussi que de continuer sur notre lancée. On va se battre et essayer de faire le maximum pour engranger les trois points. On ne focalise pas sur l’adversaire, on est le Sénégal, on est concentrés sur nous-mêmes. On est qualifiés et après ? On va tout faire pour battre l’Algérie,» défie le défenseur Lamine Gassama. Quant au deuxième gardien du Sénégal, Khadim N’Diaye, il juge que «c’est difficile d’entamer une coupe d’Afrique et l’Algérie l’avait appris à ses dépens. En ce qui nous concerne, nous sommes qualifiés, certes, quel que soit le résultat du dernier match mais nous ne pensons pas à la revanche. Nous allons essayer de garder cette dynamique et gagner tous nos matches » avant de se rappeler qu’« en 2015, nous étions dans la même situation que les Algériens. Nous avions quatre points, alors qu’eux en avaient trois. Nous nous sommes croisés lors de la troisième journée, l’Algérie cherchait la victoire, alors que nous un nul nous suffisait. Les Algériens nous ont battus et nous ont éliminés. Cette défaite était bonne puisqu’elle nous a permis d’apprendre de nos erreurs. L’Algérie possède de grands joueurs avec un niveau mondial. Rien n’est perdu pour cette équipe. Elle sait ce qu’elle doit faire, mais croyez-moi, nous n’allons pas lâcher.», le ton est donné pour cette explication que manqueront Ramy Bensebaïni, Raïs M’bolhi et Hilal Soudani qui ne se sont pas remis de leurs blessures. De quoi compliquer un peu plus la tâche…