Une semaine après le lancement de la campagne de vaccination dans les officines, le Syndicat national algérien des pharmaciens d’officine (Snapo) estime que cette opération connaît une forte adhésion autant de la part des pharmaciens que celle de la population.

Par Sihem Bounabi
Karim Merghemi, président par intérim du Snapo, déclare à ce propos que l’«on est au début de l’opération et les pharmaciens continuent de s’inscrire pour participer à cette campagne de vaccination contre la Covid».
Il précise que pour cette première semaine, il y a déjà 750 pharmacies opérationnelles et qui ont débuté la vaccination suite à leur inscription à la première session de formation et de qualification assurée par le ministère de la Santé, afin d’être habilité selon la réglementation et le cahier des charges inhérents à cette opération. Il déclare à ce propos que «ce chiffre signifie qu’il y a 750 points de vaccination en plus, surtout dans les zones d’ombre où les citoyens n’ont pas facilement accès au vaccin anti-covid».
Karim Merghemi tient à souligner que le nombre de pharmaciens impliqués dans cette opération est appelé à augmenter lors des prochains jours. Il annonce que ce jeudi 2 septembre sera lancée la seconde session de formation et qualification des pharmaciens en partenariat avec le ministère. «A la clôture de cette session, on connaîtra le nombre exact des nouveaux pharmaciens impliqués.»
Tout en soulignant qu’il faudra attendre au moins trois à quatre semaines pour faire un premier bilan sur le déroulement de la campagne de vaccinations dans les pharmacies, le président par intérim du Snapo estime toutefois que «globalement, cela se passe très bien, à part dans quelques wilayas où les établissements qui devaient approvisionner les pharmaciens en vaccin n’ont pas qui n’ont pas joué le jeu». Il explique à ce sujet qu’effectivement, dans certaines wilayas plusieurs pharmaciens inscrits dans le cadre de cette opération n’ont pas réussi à acquérir leur quota de vaccins. Ces difficultés ont été rapidement signalées au niveau des bureaux régionaux du Snapo qui a interpellé le ministère de la Santé. La tutelle a réagi rapidement en donnant des instructions fermes pour résoudre cette situation qui entrave la réussite de la vaccination au niveau des officines.
Concernant l’adhésion des pharmaciens à cet élan de solidarité national pour accélérer la campagne de vaccination, il affirme qu’ «il y a une forte adhésion et un engagement fort de la part des pharmaciens pour accomplir leur devoir».
Quant à l’engouement des citoyens, le représentant des pharmaciens nous assure que «cela se passe très bien, et il y a une grande adhésion des citoyens qui nous expriment leur satisfaction. Chaque jour, nous enregistrons en moyenne une dizaine de demandes de vaccination ou plus selon les capacités d’accueil de la pharmacie».
Il explique aussi que la grande majorité des personnes qui prennent rendez-vous pour se faire vacciner sont des personnes qui avaient peur des risques de contagion par le coronavirus dans les centres, où il y a une grande affluence. Il y a également d’autres personnes qui étaient réticentes à se déplacer sur une longue distance pour se faire vacciner et préfèrent le faire à proximité de leur lieu d’habitation.
Le président par intérim du Snapo affirme à ce sujet que « ce qui facilite le bon déroulement de cette campagne de vaccination dans les officines, c’est cette relation de proximité entre le pharmacien et les malades qu’il connaît. Elle instaure d’emblée un climat de confiance et de sécurité pour les citoyens qui les encourage et les motive à se faire vacciner».
Fort de ce constat, il ajoute : «On est très optimiste quand à la réussite de cette campagne au niveau des officines. L’opération s’inscrit dans la durée et c’est un engagement citoyen de la part des pharmaciens jusqu’à ce que l’objectif de l’immunité collective soit atteint.»
Pour rappel, c’est à la suite de la publication de l’arrêté ministériel n° 43 du ministre de la Santé, suivi par l’élaboration d’un cahier des charges et d’un guide officiel de la vaccination que les inscriptions avaient été ouvertes aux pharmaciens pour obtenir une attestation qualifiante après une formation en ligne assurée par le ministère de la Santé, officiellement lancée le 25 août dernier.
Selon le Snapo, l’ambition à long terme est d’impliquer au minimum 6 000 pharmacies sur les 12 000 qui se trouvent sur tout le territoire national dont 4 500 en zones d’ombre ou enclavées. n