Une semaine après l’adoption du cahier des charges relatif à l’importation des véhicules neufs, les détails contenus dans ce texte sont connus, nous a indiqué une source proche d’un concessionnaire.
Ainsi, parmi les principaux points relevés, figure celui qui limite à deux marques la représentation par concessionnaire. Fini donc l’époque où ce dernier avait droit à plusieurs marques, qu’elles soient issues d’un seul ou de différents constructeurs. A l’exemple de Sovac qui représentait le groupe Volkswagen et ses marques VW, Seat, Skoda, Audi, Porsche et VW utilitaires, alors que d’autres concessionnaires représentaient une liste de marques appartenant chacune à un constructeur différent. C’est le cas, entre autres, du groupe Achaibou et ses marques Suzuki, Ford, Ford Industriel, Daewoo ou encore Tata. L’autre exemple sur ce registre nous venait de l’entreprise Saida, filiale algérienne du groupe GBH qui avait, et qui a toujours, sous sa coupe Citroën, DS, Mahindra et Scania. Mais c’est l’importateur multimarques Tahkout qui avait, pendant longtemps, commercialisé au moins une dizaine de marques, entre européennes, asiatiques et américaines, dont même celles qui avaient déjà leur représentant sur le marché national.
Cette limitation va sans doute pousser certains concessionnaires à revoir à la baisse leurs ambitions et même tempérer leur ardeur d’expansion à travers la récupération d’autres marques dont les représentants se trouvent actuellement en prison, et leurs coopération avec leurs partenaires étrangers mise en cause. Référence faite particulièrement à GBH que des sources avaient annoncé comme repreneur potentiel des marques représentées par Sovac.
Dans le même ordre d’idée, le nouveau cahier des charges relatif à l’importation des véhicules neufs stipule que le concessionnaire automobile a droit à une licence unique, un partenaire ou un actionnaire ne peut réclamer plus d’une licence, le permis d’exploitation temporaire est valable 12 mois.
Concernant la relation concessionnaire –client, le nouveau texte introduit de nouvelles règles qui visent assez explicitement à rompre avec les pratiques du passé et à réhabiliter l’acheteur dans ses droits depuis la commande du véhicule jusqu’au moins l’expiration de la période de garantie. A commencer par les normes de sécurité et d’environnement. A ce sujet, il est stipulé que les véhicules importés doivent être dotés de 4 airbags, Abs et ESP, indique notre source. Le concessionnaire sera aussi tenu de fournir un stock adéquat de pièces de rechange d’origine, avec une garantie de service après-vente complète.
En outre, les délais de livraison des véhicules de tourisme aux clients ne doivent pas excéder les 45 jours, ajoute-t-on, alors que dans le cas des camions remorques et remorques et des engins mobiles, ils ne doivent pas dépasser les 90 jours. Et si le montant total du véhicule est payé, il sera livré au client dans un délai maximum de 7 jours, précise-t-on. Quant à la période entre la date de fabrication et la date d’entrée sur le territoire national, elle ne doit pas dépasser 12 mois, nous dit-on encore. De plus, le kilométrage ne doit pas dépasser pas 100 km pour les voitures de tourisme et 1 500 km pour les camions, les bus et les autocars. Côté structures, le concessionnaire sera appelé à développer un réseau de distribution national dans une période maximale de 24 mois à compter de la date de réception de la licence. Il devra, par conséquent, être en possession d’infrastructures adaptées à la présentation, au service après-vente et aux pièces détachées, alors que les showrooms pour l’exposition des voitures et utilitaires légers doivent jouir des superficies nécessaires pour la catégorie des véhicules commercialisés.
A propos du prix du véhicule appliqué au client, il doit être fixe et non soumis à révision et mise à jour. En ce sens, le concessionnaire devra fixer le prix avec toutes les taxes, les réductions et les avantages indiqués. Il devra, en outre, fournir un service après-vente pour les véhicules tels que l’entretien et la réparation. n