L’annonce officielle d’une nouvelle vague de la Covid-19 en Algérie ne devrait pas tarder. Tous les indicateurs montrent que la situation épidémique est des plus inquiétantes. Ainsi, le nombre de nouveaux cas de contaminés enregistrés quotidiennement flirte depuis quelques jours avec la barre des 500. Du côté des établissements sanitaires, l’heure est à la mobilisation générale. «L’ambiance» dans les hôpitaux rappelle celle vécue par tous au tout début de la propagation de la pandémie. Les structures sanitaires ont reçu des instructions de ne plus admettre d’hospitalisation hors Covid-19. Au CHU Mustapha -Bacha d’Alger c’est déjà appliqué depuis jeudi passé.
Si c’est le branle-bas au niveau des hôpitaux et autres établissements sanitaires, au niveau de la population c’est surtout la peur qui est en train de prendre forme. C’est le retour des rumeurs et des suspicions. Plusieurs quartiers, lieux, et même des familles, sont désignés du doigt comme de possibles clusters.
Toutefois, ce qui se passe actuellement ne peut ressembler à ce qui s’est passé auparavant. Le temps s’est écoulé, un monde est en train de muter et plusieurs données ont changé. Le point sur lequel il est impératif de s’attarder est le volet de la campagne de vaccination anti-Covid. Un dossier qui est devenu par la force des choses très sensible en Algérie. A ce jour, il n’y a que des approximations sur le nombre de vaccinés et, il faut l’écrire, le dire et le répéter, ce n’est pas normal. En premier lieu, il est question du respect des citoyens. Ces derniers ont le droit de savoir, et ce n’est pas un luxe.
S’il y a très peu de personnes vaccinées -et c’est évident le cas-, la vérité doit être dite et assumée. Ne serait-ce que dans l’espoir de déclencher un «élan» pour pousser les citoyens à adhérer à la campagne. L’omerta n’a que trop duré. Ce sera l’un des épineux dossiers sur lequel sera jugé le prochain gouvernement.
L’alerte est donnée, et tout le monde doit prendre ses responsabilités, que ce soit les responsables ou les citoyens. Néanmoins, le plus important est de ne pas succomber à la psychose. D’ailleurs, même les chiffres peuvent être lus autrement. En quatre jours, le nombre de guérisons parmi les personnes atteintes par la Covid-19 a bien augmenté. Mercredi 274, jeudi 291, vendredi 321 et hier samedi 330. Un verre à moitié plein…