Si le monde ne change pas avec la crise sanitaire engendrée par le coronavirus, alors le pire est à venir. C’est le « cri d’alarme » lancé par deux personnalités hautes en couleur. L’une est suisse, Jean Ziegler (sociologue altermondialiste, et actuellement vice-président du comité consultatif des Droits de l’Homme aux Nations-Unies et l’autre est un compatriote, le Professeur en management à HEC Montréal, Omar Aktouf.

Deux entretiens donnés, ces derniers jours, par chacun d’eux, pour deux différents supports digitaux (le site de l’émission de Canal + « Clique.tv » et le blog « Collectif Novembre pour le socialisme ») sont venus éclairer le ciel embrouillé actuel. C’est que l’avenir de l’humanité est en jeu.

En premier lieu, l’une des remarques à tirer des deux entretiens, c’est la cible principale des deux intellectuels, en l’occurrence les multinationales. Une indication d’importance essentiellement pour ceux étiquetés comme « complotistes ».  Ces derniers cherchent très souvent les « maux » provenant des Etats, alors que le « loup » est ailleurs. Les deux sont clairs, le mal provient des lobbies financiers.

Pour Jean Ziegler le salut de l’humanité passe par deux actions à réaliser. La première consiste en la démondialisation de deux secteurs : la santé et l’alimentation. Les crises constatées dans la quasi-majorité des pays ont montré l’incroyable légèreté avec laquelle ils sont gérés.

Jean Ziegler (D.R.)

La seconde action est l’interdiction de la spéculation financière sur les aliments de base que sont le riz, le blé et le maïs.

Début du chapitre 2, « La faim », de partie 2 de « L’empire de la honte »

Pour Omar Aktouf , la résistance « devant les multinationales et les puissants lobbies », passera par deux chemins. Le premier est la solution qu’il préconise dont il a élaboré les contours, celle qui consiste en la réalisation d’une gouvernance mondialisée. Un concept qu’il estime salutaire. « On accepte la mondialisation du business et de l’économique, alors pourquoi pas songer à une « mondialisation de mode de gouvernance » ? » se pose-t-il la question dans l’entretien. « Lutter dur et fort pour la mise sur pied » de cette solution.

Oma Aktourf (D.R.)

Le second chemin consiste à prendre certains payd comme exemple. Omar Aktouf  citera la Chine, la Malaisie, l’Allemagne, le Japon, les pays de l’Europe du nord  et…Cuba. De quoi faire hérisser les poils de « certains ».  le prisme étroit d’une certaine « élite » victime par ce que Jean Ziegler appelle l’ «aliénation des consciences ».

Début du Chapitre 5 de « La stratégie de l’autruche »

Le monde avant le #C19 ne pourra continuer à avancer. Sa persistance est un appel à l’anéantissement de l’humanité, sa mutation est l’espoir de pouvoir coexister avec la nature.

#C19(17): le coronavirus n’est pas un cygne noir