Le maire de Bujumbura, la capitale économique du Burundi, a restreint les heures d’accès aux bistrots dans le but de favoriser la croissance économique et préserver la santé de ses administrés à qui il reproche de passer trop de temps à boire, a annoncé la radio nationale (RTNB) samedi.

« Les débits de boisson sont ouverts de 17h00 à 21h00 les jours ouvrables et de 13h00 à 21h00 pour les jours fériés », a ordonné vendredi le maire, Freddy Mbonimpa, en présentant les décisions du Conseil municipal. « C’est une mesure prise pour corriger des défaillances constatées dans certains domaines. (…) Il y a plusieurs endroits aujourd’hui où les gens sont en train de boire à 09h00, 10h00 du matin et d’autres où les gens boivent à 1h du matin jusqu’à l’aube et tous ces gens ne produisent pas », a dénoncé le premier magistrat de l’ancienne capitale d’un pays grand consommateur de bière. « Si nous avons limité les heures d’accès aux cabarets, c’est pour un intérêt économique » et des raisons de santé publique, a-t-il ajouté. « Nous avons constaté que les gens ne sont occupé à produire mais vous aller les trouver au cabaret, (…), il faut contraindre ces gens à aller au boulot (…), lorsque nous parlons de gens qui boivent toutes les nuits, c’est une question de santé publique, de sécurité et d’économie », a-t-il plaidé. Un cabaretier s’est plaint d' »une mesure unilatérale prise sans tenir compte de la réalité du pays ». « On ne gagnait presque plus rien à cause de la crise économique qui frappe de plein fouet le Burundi », a-t-il dit.