Le Burkina Faso a enregistré à la date du 31 janvier écoulé un total 1 097 462 personnes déplacées, soit une hausse de 22 469, par rapport aux statistiques du 31 décembre 2020, indique mardi le rapport mensuel du Conseil national de secours d’urgence et de -réhabilitation (Conusur). Le document révèle une augmentation d’environ 2% par rapport aux chiffres du mois dernier qui faisaient état de 1 074 993 individus, alors que cette population de personnes déplacées internes est composée de 53% de femmes contre 47% d’hommes et environ 55% d’individus de moins de 15 ans. La province du Centre-Nord vient en tête avec plus de 40% du nombre total des personnes déplacées internes dans le pays, suivie du Sahel (32,2%), du Nord (7,7%), de l’Est (7,2%) et la Boucle du Mouhoun (4,1%). Les régions les plus touchées sont en proie aux attaques terroristes depuis plus de cinq ans. En plus des 1 097 462 personnes déplacées à l’intérieur du Burkina Faso, soit plus de 5% de la population totale du pays, plus de 2100 écoles sont fermées privant ainsi plus de 307 000 enfants d’éducation et une centaine de formations sanitaires fermées affectant près d’un million de personnes. Le rapport du Conasur souligne que les personnes déplacées internes sont confrontées à des besoins urgents, notamment en matière d’articles ménagers essentiels, les kits de cuisine, nattes, savon et médicaments. Outre l’insécurité, quinze provinces sur les 45 que compte le Burkina Faso sont en situation de déficit céréalier et des populations connaîtront une situation alimentaire difficile, notamment celles de la partie nord du pays confrontées à plusieurs facteurs de risque, selon le rapport final de la première session du Comité de prévision de la situation alimentaire et nutritionnelle (CPSA).