Les violences ont poussé plus d’un million de personnes à fuir leur foyer au Burkina Faso, dont 453 000 depuis début 2020, indique l’agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) se basant sur les statistiques publiées lundi soir par les autorités nationales. Selon le HCR, 5 % de la population totale du pays, soit une personne sur 20, est aujourd’hui déplacée par la situation actuelle au Burkina Faso. «Les attaques menées par des groupes armés dans le nord et l’est du pays ont forcé les résidents à se déplacer à plusieurs reprises et devraient faire encore grimper les statistiques», détaille mardi le porte-parole du HCR Babar Baloch. La plupart des déplacés internes ont fui les régions du nord et de l’est du pays, étant souvent obligés de se déplacer à plusieurs reprises. Les deux régions du Centre-Nord et du Sahel accueillent à elles seules les trois quarts de la population déplacée interne, ajoute le porte-parole. D’après lui, les communautés d’accueil arrivent à un point de rupture car elles partagent le peu de ressources dont elles disposent, tout en étant confrontées à la pauvreté, à des services de santé dégradés et à la disparition rapide de leurs moyens de subsistance. Pour les personnes qui ont fui les guerres et la persécution ainsi que pour les communautés qui les accueillent, l’impact supplémentaire de la pandémie de Covid-19 est dévastateur. Les déplacés internes ont désespérément besoin d’un abri, de nourriture, d’eau, de prestations de protection et de soins de santé. L’éducation demeure également une priorité, puisque plus de 2500 écoles ont dû fermer après avoir été ciblées, touchant ainsi près de 350 000 élèves, selon l’agence onusienne.