Par Bouzid Chalabi
Le phénomène ne date pas d’hier, pis encore, il est devenu pour ainsi dire récurrent. En effet, le manque de liquidité revient chaque fois que les bureaux de postes répartis sur tout le territoire national sont en période de versement mensuel des pensions au profit des retraités et des ayants-droit.
Or, selon le Directeur d’Algérie Poste (AP), Tayeb Boukateb, «notre entreprise fait du mieux qu’elle peut pour que les pensions soient versés dans les délais». Ce dernier qui se prononçait hier sur l’émission matinale d’Echourouk News, s’est évertué à expliquer que «l’entreprise Algérie Poste se doit de verser chaque mois l’équivalent de 20 milliards de dinars en un temps réduit. Ce qui n’est pas une mince affaire, car il s’agit de mettre à la disposition de chaque bureau de poste du pays le montant qui correspond au total du versement au profit de sa clientèle inscrite à son niveau. Pour ce faire, c’est toute une procédure où les parties prenantes doivent être en symbiose, car la moindre petite défaillance peut se traduire par un manque de liquidité dans certains bureaux où le système en place n’a pas marché comme il se doit». Le Directeur d’Algérie Poste a en outre fait savoir que «depuis 2019, le nombre de nos clients retraités et ayants-droit a connu une progression conséquente, ce qui a poussé Algérie Poste à prendre en compte cette donne afin que la fluidité des versements des pensions n’en soit pas impactée». Toujours dans ce même ordre d’idées, il a rapporté que «pour l’année 2021, les 4 000 bureaux de poste vont assurer le versement des pensions à hauteur de 40 milliards de dinars, soit mensuellement, entre 18 et 22 milliards de dinars. C’est pour dire que de tels montants à rétribuer demandent tout un savoir-faire et qui ne sauraient souffrir d’une quelconque défaillance dans l’opération de versement».
Tayeb Boukateb a également évoqué la dure mission de son entreprise. «Nous gérons pas moins de 23 millions de compte courant postal (CCP). Cela nécessite des moyens humains et matériels conséquents pour pouvoir assumer sa mission et surtout éviter les désagréments à sa clientèle». Le responsable a toutefois reconnu qu’«il existe des imperfections dans notre chaîne de prestation. Nous nous attelons à les corriger dans la mesure de nos capacités d’intervention».
Interrogé si son entreprise va prendre des dispositions particulières en prévision du mois de Ramadhan où les retraits d’argent augmentent en nombre et en montant, le Directeur a rassuré que son établissement s’y prépare. «Les plages horaires de fonctionnement des bureaux de poste seront allongées. Les distributeurs automatiques de billets ou DAB seront alimentés de façon permanente afin qu’ils puissent répondre sans rupture à la demande de notre clientèle. Il s’agit enfin pour Algérie Poste d’être à la hauteur de sa noble mission de prestataire grand public.»
Autre question posée au responsable d’Algérie poste et non des moindres, car relative aux scènes des longues files qui se forment dès le début de la période de versements des pensions. Tayeb Benkateb répondra tout de go : «Avec le dispositif mis en place depuis quelques mois, les files de personnes sur le perron des bureaux de poste et à leurs abords immédiats ne vont plus avoir cours. Le système que nous avons mis en place a été très étudié de manière à ce que la fluidité de traitement des versements se fasse sans susciter de désagrément à notre clientèle.» A propos du nouveau dispositif mis en place depuis quelques mois, il consiste dans l’élaboration d’un calendrier pour le versement des pensions. Pour le détail, il se base sur le numéro du CNR. Et ainsi, selon le numéro et le calendrier qui correspond que le retraité sera fixé sur le jour où il pourra se présenter à son bureau de poste. <