Ecoconstruction, conférence régionale afin de corriger les défaillances du LPA, accroissement des investissements du Constantinois, rencontres avec tous les patrons, réhabilitation du vieux bâti, arabe, turc et colonial, et d’autres gâteries sont les clés du programme de la Confédération nationale du patronat algérien (CNPA), bureau de Constantine.

Par Hamid Bellagha
Un bureau appelé à s’élargir pour englober plusieurs patrons de l’Est algérien afin d’adopter une appartenance régionale et non plus locale. Notre hôte, El Hamel Merniz, le patron des patrons du bureau de la CNPA de Constantine, a jugé bon de faire une rencontre entre les différents animateurs dudit bureau, en présence de la presse.
«Nous sommes là pour défendre et accompagner les patrons dans leurs investissements pour le bénéfice de l’économie nationale. Nous sommes à la recherche de la symbiose adéquate entre les différents investisseurs. C’est pourquoi nous tendons vers un futur destin régional, sachant que notre confédération active non seulement en Algérie, mais aussi à l’international, notamment au niveau du Bureau international du travail (BIT), de même que le bureau international arabe du travail (BIAT), sans oublier que nous collaborons activement avec l’université pour dénicher les pépites rares et leur permettre de s’épanouir et d’être efficaces dans leur participation à la partance économique du pays», nous dira Merniz.
L’ambition du patron du bureau de Constantine et de son équipe ne s’arrête pas là, puisque l’ambition de la Confédération est d’être un levier puissant qui permettra à l’Algérie d’adhérer prochainement aux Brics. «On est une force de proposition. Nous ne sommes pas là uniquement pour faire des affaires, comme on le dit vulgairement, mais aussi pour participer à l’essor de l’économie nationale», ajoute notre interlocuteur. «Constantine est un microcosme de la diversité économique nationale. Il y a un pôle mécanique, agronomique, agroalimentaire, médicaments, services, et j’en passe. Nous avons toutes les facettes nécessaires pour la dissertation de notre outil productif, il faut en profiter.»
Le patron local de la CNPA ne manquera pas de stigmatiser au passage une administration «défaillante» et une Chambre de commerce «inefficace».
«Le hic, dira-t-il encore, est que les textes sont sans cesse revisités, pour favoriser l’expansion des investissements et raccourcir les délais de leur réalisation, mais l’existence des textes est une chose, et leur application en est une autre.» «L’ambition du bureau de Constantine ne s’arrête pas aux frontières de la wilaya ni à celle de la région, mais promet de s’étendre vers l’Hexagone, pour commencer. La preuve en est par la présence de M. Bouchemal, enseignant à l’université de Lille et spécialiste de l’écoconstruction, l’un des crédos du bureau de Constantine de la CNPA, ulcéré par les normes de construction qui aboutissent à de véritables passoires énergétiques, aussi bien en hiver, qu’en été.»
La Confédération nationale du patronat algérien, rappelons-le, est l’une des quatre confédérations du patronat qui activent au niveau national. Elle est forte d’une adhésion de plus de 17 000 patrons de plusieurs secteurs de l’économie. La défense du patron et son accompagnement restent les mots clés pour un épanouissement du travail de l’investisseur, loin des obstacles dressés par certains ronds-de-cuir nostalgiques des barrières invisibles mais réelles érigées devant la volonté des patrons de l’industrie. n