Les habitants de la localité Ouled Rekham, dans la commune d’Aïn Turk, sont en colère. Cela fait des années qu’ils réclament l’interdiction aux camionneurs de gros tonnage d’emprunter la bretelle reliant l’autoroute vers Zeboudja en passant par le village Ouled Rekham.

Pour se faire entendre, ils sont descendus dans la rue en bloquant la route à l’aide de pneus et pierres. En effet, les villageois ont paralysé, avant-hier, la circulation automobile sur ce chemin. Les automobilistes, en particulier les camionneurs, ont été obligés de rebrousser chemin. D’autres qui empruntent chaque jour ce tronçon reliant l’Autoroute Est-Ouest vers l’est ou l’ouest du pays ont été bloqués durant plusieurs heures. La route a été libérée après l’arrivée des éléments de la gendarmerie qui ont réussi à convaincre les protestataires d’ouvrir la route. « Nous avons soulevé par le passé l’impraticabilité de la route et le danger qui nous guette puisque nos maisons sont situées en contrebas de la route », dénoncent des villageois, qui ont rappelé que plusieurs actions de protestation ont été déjà organisées pour attirer l’attention des autorités concernées mais aucune décision ni solution n’a été prise. Les autorités ont obligé les camionneurs de contourner l’autoroute sur cette route dans le but d’éviter la descente de Djebbahia. Cela est en relation également avec les travaux de réhabilitation du tronçon autoroutier. Les villageois ont rappelé que cette situation, qui leur a causé des dégâts, est devenue un véritable cauchemar. « Nous vivons en contrebas de cette bretelle qui, outre les nuisances sonores à longueur de journée et de nuit, nous vivons sous la menace permanente d’un dérapage d’un camion qui peut finir sa course à l’intérieur de nos habitations. » Ils ont témoigné qu’en 2014, un camion, qui transportait du rond à béton, avait dérapé et s’était retrouvé en contrebas de la chaussée dans la cour d’une villa, où aucune perte humaine n’a été enregistrée. « Heureusement, personne parmi les occupants de la villa n’était dans la cour au moment de l’accident » se rappelle un habitant.
J. M.