Par Sihem Bounabi
Vingt-sept personnes ont péri mort par noyades durant le week-end dernier, rendant plus lourd un bilan déjà sombre depuis le 16 juin dernier.
Le bilan des personnes décédées par noyade s’est en effet alourdi durant ces deux derniers jours avec l’enregistrement de 27 autres personnes, durant les dernières 48 heures, selon un bilan rendu public, hier, par les services de la Protection civile. Ce triste nouveau bilan porte ainsi à au moins 143 noyés depuis le 16 juin dernier dont la majorité est due à des baignades dangereuses dans des plages interdites ou en dehors des heures de surveillance. Les 27 noyés ont été enregistrés au niveau des wilayas d’Aïn Témouchent, Mostaganem, Tipasa, Alger, Boumerdès, Skikda, Béjaïa, Chlef, Oran, Annaba et El-Tarf, alors qu’un adolescent s’est noyé dans un oued dans la wilaya de Skikda, précise le communiqué de la Protection civile. Ce bilan aurait été beaucoup plus lourd sans l’intervention de la Protection civile qui a mobilisé 11 000 agents au niveau des plages, dont des sauveteurs, maîtres-nageurs, secouristes spécialisés dans les premiers soins.
En effet, du 16 juin au 16 août dernier, la Protection civile a pu sauver au moins 42 366 personnes de la noyade dans plusieurs wilayas selon un communiqué de sa cellule de communication. Il est précisé à ce sujet qu’il a été procédé au niveau de plus de 400 plages à travers le territoire national à «60 340 interventions qui ont permis de sauver 42 366 personnes de la noyade, 15 514 ont été traitées sur place pour différents types de blessures au niveau des postes de secours des plages, alors que 3 217 ont été évacuées vers les structures sanitaires après avoir reçu les premiers soins» tandis que «258 victimes ont été sauvées à bord de leurs embarcations. La Protection civile précise que la tranche d’âge des victimes varie «entre 10 et 23 ans».
Une tranche d’âge juvénile qui brave les interdits en quête de fraîcheur durant cette période caniculaire au mépris des règles de sécurité et malheureusement au prix de leur vie.
Pourtant, depuis le 16 mai dernier la Direction générale de la Protection civile mène une campagne de prévention et de sensibilisation sur les risques liés à la saison estivale dont notamment les dangers de la mer et la baignade dans les plans d’eau, à travers tout le territoire national, afin d’«inculquer aux citoyens la culture de la prévention du risque de noyade et d’accidents et chute en particulier au niveau des plages interdites et plans d’eau».
Mais le constat amer, selon le communiqué des services de communication de la DGCP, est que «l’analyse des données concernant les cas de noyade au niveau des plages révèle que la majorité des décès sont enregistrés au niveau des plages interdites ou en dehors des horaires de surveillance du dispositif de la Protection civile pour les plages surveillées». n