La FIFA a gagné son bras de fer. Hier, dans un communiqué, sept fédérations ont annoncé qu’elles renonçaient à porter le brassard «One Love», censé promouvoir au Qatar la diversité et l’inclusion. L’instance avait notamment menacé de sanctions sportives, dont notamment un carton jaune pour le capitaine de l’équipe. Harry Kane, qui affronte l’Iran avec l’Angleterre dans l’après-midi, était notamment dans cette situation. «La FIFA a été très claire, elle imposera des sanctions sportives si nos capitaines portent les brassards sur le terrain. En tant que fédérations nationales, nous ne pouvons pas demander à nos joueurs de risquer des sanctions sportives, y compris des cartons jaunes» confirme le communiqué des sept fédérations, qui comprend notamment l’Angleterre, la Belgique, la Suisse ou encore l’Allemagne.
Lundi, l’instance suprême du football mondial a annoncé que ses brassards officiels floqués du message «Non aux discriminations» seraient utilisables par les capitaines dès à présent, alors que ce mot d’ordre devait apparaître en principe lors des quarts de finale. «Cela est conforme à l’article 13.8.1 du règlement de la FIFA sur les équipements qui stipule que ‘’pour les phases finales des compétitions Fifa, le capitaine de chaque équipe doit porter le brassard de capitaine fourni par la FIFA‘’», a souligné l’organisation avec autorité. Son président, Gianni Infantino, a également assuré à nouveau que le Mondial-2022 était ouvert à toutes les communautés.

Menace d’avertissement
«J’ai parlé aux plus hautes autorités du pays. Elles ont confirmé et je peux confirmer que tout le monde est le bienvenu. Si quiconque affirme le contraire, eh bien ce n’est pas l’avis du pays et ça n’est certainement pas l’avis de la FIFA», a-t-il asséné dans le communiqué. Mais c’est peu dire que cette prise de position aussi tardive qu’autoritaire de la FIFA ne passe pas auprès des équipes concernées.
«Quelques heures avant le premier match, la FIFA nous a (officiellement) précisé que le capitaine recevrait un carton jaune s’il portait le brassard de capitaine OneLove. Nous regrettons profondément qu’il n’ait pas été possible de parvenir ensemble à une solution raisonnable», a ainsi déclaré la fédération néerlandaise KNVB, qui était à l’origine de l’initiative annoncée il y a deux mois. «La FIFA aurait payé une éventuelle amende pour avoir porté le brassard de capitaine OneLove, mais que la Fifa veuille nous punir sur le terrain pour cela, c’est du jamais vu», a-t-elle insisté. L’affaire est loin d’être close : «Avec les autres pays concernés, nous porterons un regard critique sur nos relations avec la FIFA dans la période à venir», a promis la KNVB. Des tensions à venir ?