Le taux de fuites des eaux potables au niveau national s’élève à 30 % environ du total du volume produit, a fait savoir le ministre des Ressources en eau, jeudi dernier. Il a ajouté que son secteur effectue périodiquement des opérations de renouvellement et de maintenance des réseaux de distribution pour mettre fin à ce phénomène.

Répondant à une question du sénateur Belkacem Kara, le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, a insisté, jeudi dernier, sur la nécessité de combattre le branchement illicite et les fuites d’eau pour préserver la ressource, indiquant que « les 3 milliards de m3 d’eau destinés annuellement à l’alimentation en eau potable (AEP) n’arrivent pas entièrement aux consommateurs en raison des fuites et des déperditions ».
Il affirmé que « son secteur maintenait les mesures prises pour mettre fin au vol d’eau et au raccordement illégal », indiquant que « le défi n’était pas uniquement l’augmentation des capacités nationales en matière de mobilisation et distribution d’eau, mais concernait aussi l’utilisation rationnelle de cette ressource »
Selon lui, le taux de fuite des eaux potables au niveau national s’élève à 30% environ du total du volume d’eau produit, ajoutant que son secteur effectue périodiquement des opérations de renouvellement et de maintenance des réseaux de distribution pour mettre fin à ce phénomène.
Pour ce qui est du phénomène du vol à travers le branchement aléatoire, le ministre a estimé que le taux d’eau non facturé représente, selon les premières estimations, environ 15% des eaux produites au niveau national, soulignant que le secteur œuvre, actuellement, à la lutte contre ce phénomène en intensifiant le contrôle par les agents de l’Algérienne des Eaux (AE) et « la police des eaux » en coopération avec les autorités locales et les corps de Sûreté. Selon le bilan de l’année 2017, il a été recensé
10 600 cas de branchements aléatoires, dont 5 000 cas réglés à l’amiable alors que plus de 3 000 ont été transmis à la justice, a ajouté le ministre. Le ministre a révélé que l’objectif de son ministère était de réduire graduellement les fuites à travers des travaux d’entretien d’environ 2 000 km de canaux annuellement conformément aux normes internationales en vue de réduire le taux de fuite de 18% permettant au secteur la récupération et la fourniture d’environ 3 millions m3 d’eau potable quotidiennement. Le premier responsable du secteur a rappelé qu’à la fin de 2017, il a été procédé à travers ces opérations au renouvellement des canaux sur une longueur de 1 750 km, outre 117 000 nouveaux raccordements individuels. Par ailleurs, M. Necib a rappelé que le taux de remplissage des barrages avait été estimé, jusqu’à la fin d’avril, à 66%, indiquant qu’il avait dépassé 70% dans le bassin de Chélif et les barrages de l’Est du pays