Par Milina Kouaci
Le ministère de l’Education nationale fait manifestement face à des contestations multiples, même en période de vacances scolaires, dans la mesure où ses plans de résoudre certains dossiers ne gagnent pas l’adhésion des concernés. C’est le cas des superviseurs et adjoints de l’Education qui maintiennent la pression, alors que la tutelle mise sur le concours en question pour absorber la contestation.
Après le boycott de la rentrée scolaire et des examens du premier trimestre, la corporation boycotte le concours de promotion professionnelle pour l’accès aux grades de superviseur et superviseur principal de l’Education. Outre le boycott de cet examen qui devrait avoir lieu samedi prochain, le Syndicat national des superviseurs et adjoints de l’Education (SNSAE) organisera simultanément une action de protestation afin d’exiger la satisfaction de ses revendications socioprofessionnelles.
Ledit concours selon le SNSAE, «ne répond pas» au seuil minimum en matière de droits professionnels d’accès aux grades supérieurs, notamment pour ceux qui cumulent des dizaines d’années de service, sans qu’ils ne bénéficient de promotion pendant toute leur carrière», dénonce le syndicat. Le SNSAE évoque le «nombre très limité de postes budgétaires» contenu dans les décisions d’ouverture des examens professionnels de promotion aux grades supérieurs qui ne représente «dans le meilleur des cas, que 3% de ceux qui ont droit d’accès». Certaines wilayas d’ailleurs, «à l’instar de Laghouat, Tindouf et Souk Ahras», ne bénéficient «d’aucun poste budgétaire», considérant que cette décision est une «provocation» à l’encontre de «milliers de superviseurs et d’assistants pédagogiques, privant ainsi des superviseurs et adjoints de l’Education de «participation au concours de promotion et d’accès à des grades supérieurs».
A ce propos, le SNSAE revendique une remise en cause des «plans annuels de gestion des ressources humaines» de manière à «rattraper le nombre de postes budgétaires contenus dans les décisions d’ouverture des examens professionnels de promotion aux grades supérieurs, par l’adoption du mécanisme des quotas, en attendant la révision de la circulaire 97-16 qui est en contradiction avec le décret exécutif 240-12.
Le SNSAE qui reproche à la tutelle ses «atermoiements et tergiversations» dans la satisfaction d’une plateforme de revendications qu’il estime légitime, appelle à la «prise en charge urgente» de plusieurs dossiers. Le syndicat exige, pour rappel, une meilleure considération des adjoints de l’Education qui assurent de lourdes tâches administratives. Il plaide pour l’intégration et la reclassification des superviseurs de l’Education à la catégorie 11, la revalorisation des diplômes des conseillers de l’Education. Aussi, le syndicat appelle au règlement des problèmes des grades qui devaient disparaître en 2017. Ils sont, selon le président du syndicat, Amar Zouidi, «10 000 adjoints de l’Education à se trouver dans ce grade qui devait disparaître il y a quatre ans. Il s’agit également de l’application du décret présidentiel 14-266 fixant la grille indiciaire des traitements et le régime de rémunération des fonctionnaires. n