Par Milina Kouaci
L’encadrement administratif des épreuves du BEM et du BAC, prévues prochainement, sera assuré, selon les proviseurs des lycées, qui emboitent ainsi le pas aux organisations syndicales qui ont décidé, il y a quelques jours, d’assurer l’encadrement des examens officiels après avoir menacé au départ de boycotter l’opération.
Conséquence. Aucune menace de boycott ne plane désormais sur les examens officiels après que les directeurs des lycées ont tranché en faveur de l’encadrement des épreuves de fin d’année scolaire. Le Conseil national autonome des directeurs des lycées (CNADL), réuni en session extraordinaire lundi, a décidé de geler la menace de boycott des examens officiels ainsi que des activités administratives de fin d’année.
Le CNADL qui a observé des actions de grève au sein d’un collectif de 14 syndicats du secteur pour exiger la protection du pouvoir d’achat, l’augmentation du point indiciaire ainsi que le droit de départ à la retraite anticipée, avait décidé de radicaliser ses actions. Mais au lendemain d’une rencontre bilatérale avec la tutelle, le syndicat est revenu sur sa décision après consultation de ses bureaux locaux, bien que nombre de syndicats estiment que les rencontres bilatérales qu’avait engagées la tutelle avec son partenaire social, en application des instructions du président de la République, sont des réunions «de forme et non de fond pour gagner du temps».
Le syndicat maintient toutefois la pression sur la tutelle afin qu’elle matérialise ses promesses et satisfasse ses revendications socioprofessionnelles. «Même en gelant les actions de protestation, le CNADL suivra l’application de la tutelle dans la concrétisation des engagements qu’elle a formulé dans les meilleurs délais», indique le syndicat dans un communiqué qui a sanctionné sa réunion.
Les directeurs des établissements du secondaire qui sursoient à toute action de protestation, alertent des «menaces qui pèsent sur la stabilité et la situation dégradante du secteur», en cas de non-satisfaction des revendications soulevées. Ce syndicat, outre de dissiper le doute sur l’organisation des examens de fin de cycle, indique qu’il appliquera les dispositions du décret exécutif 61/21 portant institution d’une allocation spéciale de scolarité et fixant les modalités et conditions d’attributions, et qui définit le rôle de directeur de lycée dans ce dossier. S’agissant du livre scolaire, les lycées vont se contenter de recevoir uniquement le quota de livres gratuits et non de procéder à la vente du livre scolaire.

641 187 candidats à l’examen du BEM
Moins d’une semaine nous sépare des épreuves de fin du cycle moyen. Ils sont au total de 641 187 candidats qui se présenteront, ce mardi 15 juin, aux épreuves du Brevet d’enseignement moyen (BEM) pour la session de juin 2021, indique une fiche technique de l’Office national des examens et concours (Onec) concernant des examens de fin d’année session 2021. Ce nombre est réparti entre 625 223 candidats scolarisés, dont 292 767 garçons et 332 456 filles, et 15 964 candidats indépendants dont 11 100 garçons et 48 64 filles.
Il sera procédé au compostage des copies d’examen au niveau de 18 centres de collecte et de compostage, avant leur répartition à travers 70 centres de correction. Quant à l’opération de correction des copies d’examen, elle débutera le 22 juin et s’étalera jusqu’au 3 juillet 2021. 7 824 candidats passeront l’épreuve d’éducation physique et sportive au niveau de 57 centres.
Pour rappel, le taux d’élèves admis en première année secondaire pour l’année scolaire 2019-2020 est de 90,61%. Ce taux représente le nombre global d’élèves ayant obtenu une moyenne de 9/20 et plus durant les deux trimestres (1er et 2er) de l’année scolaire 2019/20 et ceux admis après avoir passé l’examen durant la session de septembre 2020.
Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad a instruit, en juin dernier, le ministre de l’Education nationale en ce qui concerne le Brevet de l’enseignement moyen pour l’année scolaire 2019/20.
Ces instructions stipulent que le BEM est facultatif en ce sens que pour les élèves scolarisés, il n’est plus un diplôme nécessaire pour le passage en classe supérieure. Ce passage se fait en calculant la moyenne des deux premiers trimestres, laquelle doit être égale ou supérieure à 9 sur 20. Toutefois, les élèves n’ayant pas atteint la moyenne de 9 sur 20 ont la possibilité de passer les épreuves du BEM, dont la note sera prise en compte pour leur passage.