Privés d’exploiter leurs terres, des dizaines d’habitants de la localité Bouzegza-Kedara, dans la commune de Kherrouba, sont montés au créneau en organisant un sit-in devant le siège de la wilaya pour exiger une commission d’enquête afin de faire la lumière sur ce litige foncier. « Un privé a squatté notre foncier pour exploiter une carrière », dénoncent les protestataires. D’une superficie de plus de 135 hectares, le terrain appartenait aux habitants qui ont exhibé leurs actes de propriété. Selon les manifestants, le propriétaire de la carrière aurait renouvelé l’acte de propriété en son nom avec la complicité des responsables concernés. En colère, les protestataires exigent une enquête sur cette affaire qui a des connotations suspectes de trafic ou le privé a usé de son influence pour falsifier l’acte de propriété au détriment de ses véritables propriétaires, s’insurgent-ils. «Nous interpellons le wali pour déclencher une enquête pour nous rétablir dans nos droits », revendiquent les manifestants qui menacent de poursuivre leur mouvement de protestation jusqu’à la satisfaction de leur principale revendication relative à l’ouverture d’une enquête.

Les habitants de Sahel réclament les actes de propriété de leurs terres
Par ailleurs, les habitants du douar Sahel, relevant de la commune de Boumerdès, ne savent à quel saint se vouer pour réparer l’injustice dont ils sont victimes depuis plusieurs années. Ces derniers qui y résident et exploitent un terrain agricole de 14 hectares depuis des décennies, ont été dépossédés de leur terrain alors qu’ils détiennent des actes de propriété datant de 1932. Le même terrain aurait été affecté à un privé en 1999, lequel a inscrit pas moins de 25 personnes décédées sur le même acte. Le recours à ces pratiques louches et préméditées rend difficile la restitution de nos droits, se plaignent les habitants. En ajoutant qu’à chaque fois il nous ressort un plan déclassé du terrain en question. A cet effet, nous interpellons les autorités compétentes pour nous rétablir dans nos droits en ouvrant une enquête sur l’appartenance réelle du foncier en litige depuis des décennies.