Une journée éducative et scientifique au profit des malades diabétiques a été organisée, avant-hier, au Centre culturel islamique de Boumerdès à l’occasion de la Journée mondiale de la santé célébrée le 7 avril de chaque année.

Elle a été à l’initiative de l’Association des diabétiques de Boumerdès (ADWB) à laquelle ont assisté de nombreux diabétiques de tous âges. Dans son allocution d’ouverture de la Journée scientifique et éducative sur le diabète, M. Mokri, président de l’Association des diabétiques de Boumerdès, n’a pas omis de revendiquer une meilleure prise en charge des diabétiques dont le nombre ne cesse d’augmenter tant au niveau national que local. La wilaya de Boumerdès compte plus de 33 000 malades diabétiques dont plus de 800 enfants et plus d’une dizaine de nourrissons, a déclaré le président de l’association. Une nombreuse assistance constituée de toutes les catégories de personnes atteintes de cette maladie ont suivi attentivement les interventions des professeurs et spécialistes de la pathologie. Dans cette optique, plusieurs communications traitant de la maladie, les soins prodigués, le régime alimentaire adéquat ainsi que les précautions à prendre pour éviter des complications ont été développées et explicitées par les intervenants. Ainsi pas moins de 11 thèmes liés à la maladie ont été développés par des professeurs spécialistes, à l’exemple du sujet relatif à l’éducation thérapeutique du diabète type 2, expliqué dans un langage simple par le professeur Ouardène Saïd du CHU de Tizi-Ouzou, alors que le professeur Lacette Farida a développé et expliqué l’éducation du diabète de type 1. Le régime diététique, diabète et néphrologie, reins et diabète, le pied diabétique, les nouveautés sur la prise en charge de l’œil chez les diabétiques, Ramadhan et diabète, diabète et dysfonction érectile et l’activité physique sont autant de thèmes développés et expliqués par les professeurs spécialistes dont l’objectif est de mieux traiter la maladie et surtout d’éviter des complications. En plus des symptômes de la maladie, les médecins spécialistes et les professeurs ont durant leurs interventions expliqué aux nombreux malades présents les nouvelles technologies médicales en matière de traitement de cette maladie afin d’éviter le pire pouvant conduire à l’amputation de membres, les reins et la cécité. Ils ont beaucoup insisté sur le dépistage précoce pour une meilleure prise en charge de la maladie. Les intervenants ont beaucoup insisté sur le régime diététique qui demeure l‘unique moyen d’éviter les complications de cette maladie. En effet, l’hygiène de vie, un régime alimentaire adéquat ainsi que des activités physiques sont des actions primordiales pour un malade atteint de la pathologie du diabète. Ce sont-là les conseils sur lesquels ont convergé les professeurs et les spécialistes du diabète et cela afin de permettre au diabétique de vivre normalement sans risque de complications. Abordant le volet social des diabétiques dans un point de presse, le président de l’ADWB a insisté sur l’urgence et la nécessité d’améliorer la prise en charge des malades diabétiques dont le nombre ne cesse de grandir. Tout en appelant, à la prise en charge des démunis atteints de maladies chroniques, notamment les diabétiques, le président de l’ADWB a dénoncé la dernière instruction de la Cnas relative aux remboursements des soins consommés, il y a plusieurs années déjà. « Des malades diabétiques ont été convoqués et sommés par la Cnas de payer 3 à 4 millions de centimes pour des médicaments, en citant les bandelettes utilisés il y a plus de trois ans », dénonce-t-il. En précisant que la Cnas les menace de leur retirer la carte Chifa en cas de non-payement. La responsable de la cellule d’écoute et d’information de la Cnas, présente à la journée, a reconnu l’existence de l’instruction relative à la convocation de tous les malades chroniques et non seulement des diabétiques, a-t-elle précisé. L’instruction de 2015 émise par la Direction générale de la Cnas oblige les malades chroniques à rembourser les médicaments en surplus consommés qui sont relevés par le contrôle médical. Selon notre interlocutrice, la loi autorise la Cnas à effectuer des contrôles médicaux a postériori. Néanmoins, les malades concernés peuvent faire un recours en demandant une autre expertise, a-t-elle précisé. Nombre de diabétiques rencontrés lors de la Journée scientifique et éducative sur le diabète s’insurgent contre cette décision et trouvent anormal qu’on leur exige de payer des médicaments notamment les bandelettes pour le contrôle de la glycémie, lesquelles ont été utilisées il y a plus de trois ans.