Le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Mohamed Mebarki, lors d’une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Boumerdès, avant-hier, a réitéré l’intérêt d’une formation pour avoir un métier qui est synonyme d’un emploi.

Dans ce cadre, la wilaya de Boumerdès dispose de plusieurs centres et instituts spécialisés pour répondre à la demande des jeunes en matière de formation dans divers domaines. «La formation professionnelle doit répondre aux besoins du marché local et national», dira le ministre. A l’Institut de l’hôtellerie et du tourisme du Figuier, le ministre a évoqué la stratégie de la formation qui doit s’adapter aux besoins actuels en matière de développement économique du pays inscrit dans la diversité. « Il faut aller vers les spécialités dans la formation afin de répondre aux besoins locaux », dira-t-il, en citant les trois créneaux importants dans la wilaya, à savoir le tourisme, l’agriculture et l’industrie. Cette stratégie consiste à former dans des métiers susceptibles de permettre au stagiaire de trouver un emploi ou de créer sa propre microentreprise. «Les secteurs de l’agriculture, du tourisme et de l’industrie sont appelés à effectuer des partenariats avec les instituts et centres de formation professionnelle en application de la stratégie économique du pays qui vise la diversification afin de combler le déficit généré par la chute des prix du pétrole », ajoutera-t-il. Dans ce cadre, deux conventions ont été signées entre la direction de la formation professionnelle et la direction de l’administration locale de Boumerdès. La première porte sur la formation et le recyclage de 1 200 employés de l’administration et des 32 APC sur les techniques administratives, la gestion et l’informatique. La seconde, avec la direction de la pêche, pour la formation de spécialistes dans les métiers de la pêche et l’aquaculture, la construction et la réparation des bateaux. Tout en appelant les responsables concernés à s’ouvrir sur le monde des entreprises afin de répondre à leurs besoins en matière d’emplois qualifiés, le ministre a insisté sur le volet apprentissage et la formation spécifique de qualité. Concernant le bac professionnel, le ministre répondra qu’une commission nationale sera installée prochainement avec le ministère de l’Enseignement supérieur afin d’étudier et d’élaborer la stratégie relative à un tel cursus.