Les participants à un congrès international ouvert, mardi à l’université M’Hamed Bougara de Boumerdes, se sont accordés sur le fait que l’utilisation anarchique et non étudiée de produits phytosanitaires en agriculture aboutit à la concentration d’antibiotiques dans le corps du consommateur, qui au fil des ans, pourrait être atteint d’un nombre de maladies, dont le cancer. Aussi, des intervenants à ce congrès international sur «la valorisation des Bio ressources : Application et impact sur le développement durable», abrité par la bibliothèque centrale de l’université, ont particulièrement souligné l’impératif de l’»organisation et réglementation de l’usage des produits phytosanitaires et autres produits assimilés, ayant un impact sur la santé humaine et l’environnement, et ce conformément aux normes en vigueur de par le monde», ont-ils souligné. D’autres participants à ce congrès, dont le PR Ben Laribi Mustapha (université de Constantine) et Dr Belmeskine Hayet (université de Blida) ont plaidé pour «la nécessité d’une éducation sanitaire et environnementale dans le domaine, et à tous les niveaux, le tout soutenu par une volonté sociopolitique, aux fins d’assurer le succès de cette opération sur le terrain», ont-ils estimé. Les deux intervenants, qui ont admis la «difficulté de cette tâche», ont soutenu, néanmoins, que la réalisation de cet objectif «nous mettra sur le bon chemin préconisé en la matière», car les «risques environnementaux et les maladies y afférentes sont une réalité vécue», ont-ils affirmé. «La valorisation des bio ressources permet la destruction, avec le temps, de toutes les toxines, contaminants et polluants divers, avec une économie de temps et d’argent» a, pour sa part, soutenu DR Karima Yahiaoui, spécialiste en écologie de la nutrition à l’université de Boumerdes. Elle a signalé l’existence de nombreuses méthodes pour éviter «l’utilisation excessive de polluants environnementaux», citant entre autres «les méthodes biotechnologiques, et l’exploitation des bactéries présentes dans la nature, outre les matières d’origine animale et naturelle (de la terre)». «Plus de 500 chercheurs et experts de différentes wilayas, en plus d’experts étrangers, prennent part à ce congrès international, devant déboucher sur la proposition d’un nombre de recommandations à soumettre à la tutelle», a indiqué à l’APS, la chargée de l’organisation de cette rencontre technique, Dr. Karima Yahiaoui. La responsable a cité parmi les objectifs assignés à cette manifestation, la mise à disposition des acteurs du domaine de l’innovation, d’un cadre de concertation et de débat en vue de favoriser l’émergence d’une bio-économie, et développer des solutions aux différentes problématiques posées dans le domaine à soumettre aux décideurs.
Cette rencontre de deux jours, organisée par le département d’Agronomie de la faculté des Sciences de l’université de Boumerdes, en collaboration avec le laboratoire de recherche en technologie alimentaire, verra l’animation de nombreuses communications et workshops axés sur la Biotechnologie, environnement et alimentation, la gestion de l’environnement et la gestion de la qualité et innovation.