Les placements des demandeurs d’emploi, à Boumerdès, ont enregistré une hausse de l’ordre de 8,5%, en 2017, comparativement à l’année d’avant, soit 12 641 placements dans des postes permanents réalisés en 2017, contre 9 746 placements en 2016, a-t-on appris, mardi, de la directrice de l’Agence de l’emploi de la wilaya.

« Sur ce total de placements, 8 612 ont été réalisés dans le secteur privé national, contre 1 820 dans le secteur national public et 595 placements dans le secteur privé étranger », a indiqué à l’APS Mme Nadjia Lounis. Par créneaux d’activité, ces placements se répartissent à raison de 5 146 dans le secteur industriel public et privé, 2 903 dans le bâtiment et les travaux publics, 2 656 dans les services et 331 dans le secteur agricole. La responsable a, également, fait cas d’une baisse de l’ordre de 6% dans les offres d’emploi, estimées à 15 885 en 2017 contre 16 812 offres de travail en 2016, a-t-elle déclaré, imputant ce fait à la « hausse intervenue dans la satisfaction des demandes d’emplois », à l’échelle locale, outre les nouvelles procédures introduites au titre du Dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP), notamment. Sur ce total d’offres de travail, plus de 13 500 ont été proposées au titre des dispositifs classiques de l’emploi, contre 1 660 offres proposées au titre du dispositif des contrats de travail aidés (CTA), et plus de 700 offres au titre du DAIP. Par ailleurs, près de 40 300 demandes d’emploi ont été enregistrées dans la wilaya, à fin 2017, selon les données fournies par le directeur de l’emploi de la wilaya, Ataïlia Abdelmalek, estimant le taux de chômage à Boumerdès à 10,29%. Sachant que près de 18 440 offres d’emploi proposées à des demandeurs de travail, à l’échelle locale, n’ont pas trouvé preneur, en 2017, est-il souligné.
Pour M. Atailia, ce nombre de postes de travail boudés par les chômeurs est le reflet de la disponibilité au sein de la wilaya » d’assez de ressources susceptibles, si elles sont exploitées à bon escient, de l’aider à réduire son taux de chômage ». Selon le responsable, les principaux motifs avancés par les chômeurs, ayant refusé ces offres, sont liés au fait qu’elles relèvent du secteur privé, ou du BTPH, l’industrie et l’agriculture, ou encore l’éloignement de leur domicile familial, mais aussi leur crainte de faire face à des conditions de travail dures. Des demandeurs d’emploi ont mis en cause la nature même du travail proposé (à savoir provisoire), le salaire et l’incompatibilité de l’emploi avec leur niveau de qualification.