Les partis politiques se préparent intensivement aux prochaines élections législatives. Des luttes internes pour les premières places au classement des listes se font de plus en plus difficiles à cause des nombreux postulants à la députation.

Selon un observateur de la scène politique locale, la bataille pour le classement des listes fait rage au sein des formations politiques où de nombreux candidats usent de tous les moyens pour occuper les premières places. Au sein de l’ex-parti unique ce sont plus 84 militants qui ont émis le vœu de figurer sur la liste des législatives. On compte pas moins de 13 grosses pointures du FLN qui ont déjà occupé des postes politiques en tant que députés ou sénateurs qui se disputent la première place. Le travail des coulisses est déjà entamé et tous les moyens sont mis par les candidats pour avoir le soutien de la direction et des militants du parti. Même si on insiste beaucoup sur l’intégration des jeunes et des femmes, la chance d’être positionné dans les premières places des listes est minime, a fait remarquer un ancien militant du FLN. Au RND, c’est le même scénario, pas moins de quatre candidats et non des moindres se disputent la première place, à savoir l’actuel fédéral et ex-sénateur, deux députés et un membre de l’APW. La 2e place est convoitée par au moins six femmes qui se sont déjà lancées dans la campagne pour convaincre leurs militants de les soutenir. Des promoteurs, des P/APC et des élus sont également dans la course. Le vieux parti de l’opposition n’échappe pas à cette lutte pour le même objectif, et où 3 députés du FFS et le vice-président de l’APW se disputent la première place alors que les proches de ces même responsables aspirent à être positionnés sur aux 2e et 3e places. La bataille au sein de ce parti s’annonce des plus difficiles au vu des tiraillements enregistrés entre les militants et les responsables. Au niveau de la mouvance islamiste, les responsables du parti de Menasra et de Makri se disputent le leadership de cette nouvelle alliance pour conduire la liste des législatives. Les autres partis dit « petits » s’attèlent eux aussi à trouver les candidats susceptibles de conduire les listes respectives et dont la collette des signatures est déjà entamée. Comme à l’accoutumée, les candidats libres sont également de la partie et tous les moyens sont mobilisés notamment financiers pour rallier un grand nombre de soutiens et espérer décrocher un siège à l’Assemblée populaire nationale. Les signes de la « chkara » et autres magouilles se manifestent déjà au sein des partis politiques et les candidats libres, dira un vieux militant de l’opposition.