De nombreuses entreprises exerçant dans la wilaya de Boumerdès sont confrontées à d’énormes difficultés financières. Ayant réalisé plusieurs projets dans divers domaines, ces dernières ne sont pas encore payées alors qu’elles se sont acquittées de tous les travaux et procédures afférentes aux cahiers des charges.

Des situations financières datant de l’année 2011 ne sont pas encore régularisées, se plaignent les entrepreneurs. Dans une rencontre avec la presse, Bentoura Abdellah, le président de la Confédération générale du patronat de la wilaya de Boumerdès et représentant de l’Union des entrepreneurs algériens, a tiré la sonnette d’alarme sur la situation critique que traversent les entreprises affiliées à cette confédération. « La difficulté financière est telle que de nombreuses entreprises n’arrivent même pas à payer les travailleurs », s’inquiète le président de la Confédération. Il interpelle les autorités compétentes pour remédier à cet état de fait dans les meilleurs délais. En dépit du respect de toutes les procédures ainsi que les documents justificatifs y afférents, les factures émises pour le payement ne sont pas honorées par l’administration. « C’est l’absence de crédits de payement dans les trésoreries de l’Etat qui est à l’origine des rejets des factures des travaux déjà effectués et terminés », dénoncent les entrepreneurs. En plus du non payement de leurs situations financières qui sont de plus en plus importantes, les entreprises sont confrontées à des difficultés bureaucratiques. « La TVA, qui est portée à 19%, devrait en principe entrer en vigueur dès sa promulgation alors qu’elle est appliquée sur des situations antérieures dont les projets sont déjà lancés depuis longtemps», dénoncent les entrepreneurs. A cela s’ajoutent les pressions des organismes fiscaux, Cacobath, Cnas, qui menacent les entreprises de sanctions s’ils ne s’acquittent pas de leurs redevances, alors que ces dernières ne sont pas payées à temps pour les projets réalisés. Cette situation n’est pas faite pour encourager les entreprises mais à les faire disparaitre à long terme, avertit un entrepreneur qui détient une créance de plus de 2 milliards de centimes auprès de la direction de l’urbanisme. Confrontées à cette situation qui les pénalise, les entrepreneurs menacent de procéder au licenciement des travailleurs ainsi qu’à l’arrêt des projets.