Les habitants de la ville de Taourga, à l’est de Boumerdès, ont réservé hier un accueil festif aux deux détenus du Hirak, à savoir Boualouache Kamel et Chami Arezki. Ces derniers ont été libérés mardi soir après la réduction de leur peine à 3 mois de prison ferme. Ils ont été arrêtés lors d’une marche pacifique à Alger pour avoir brandi l’emblème amazigh. Cette libération vient après celle de Bilal Bacha, l’enfant de Naciria, hier c’était au tour de Kamel et d’Arezki de retrouver la liberté après avoir passé
3 mois dans la prison d’El Harrach. Ils ont été arrêtés lors du 19e vendredi de la marche pacifique à Alger pour exiger le départ du système politique en place et laisser place à l’édification d’un Etat de droit pour tous. Les détenus ne s’attendaient pas à être arrêtés pour avoir porté l’emblème amazigh. Sitôt après, une mobilisation des citoyens s’est organisée pour exprimer leur colère contre cet «acte arbitraire». «Le port de l’emblème amazigh qui exprime l’identité du peuple algérien et de tous les peuples du Maghreb ne porte aucune atteinte à l’unité nationale, au contraire il la renforce», dénoncent-ils, en exigeant leur libération sans conditions.
Hier, la ville de Taourga était en fête et de nombreux citoyens sont venus accueillir les héros de la révolution pacifique. «Cela ne nous décourage pas, au contraire, ça nous motive plus pour poursuivre la manifestation
pacifique pour le changement», a déclaré Kamel sous des applaudissements des citoyens. Arezki, quant à lui, dira qu’il félicite tous les citoyens, les avocats et tous ceux qui étaient à leur côté pendant leur incarcération injuste en exprimant son engagement à poursuivre la lutte pacifique pour l’édification d’un Etat de droit pour tous.
Pour rappel, sur quatre détenus du
Hirak dans la wilaya de Boumerdès, trois ont été libérés. Il ne reste que
Sofiane Babaci qui est maintenu en prison après avoir été entendu avant-hier par le juge du tribunal de Bordj-Ménaïel. n