Une baisse sensible du nombre de familles nécessiteuses concernées cette année par le couffin de Ramadhan a été relevée à Boumerdès suite à une opération d’assainissement des listes, a révélé jeudi la directrice de la Solidarité nationale.

Le nombre de familles nécessiteuses bénéficiaires du couffin de Ramadhan était de 42 000 en 2016, avant de reculer à 21 000 en 2017, puis à 12 000 familles durant cette année 2018, a indiqué à l’APS Dassi Mokhtaria, en marge du lancement officiel de la campagne « Solidarité Ramadhan 2018 », par la distribution du couffin de Ramadhan. La responsable, qui a expliqué qu’un nombre de familles a été retiré des listes après des enquêtes approfondies, réalisées en coordination avec les présidents des communes, a annoncé l’affectation d’une enveloppe de 136 millions DA pour cette opération « Solidarité Ramadhan », dont 99 millions DA représentant une contribution des communes, 20 millions DA celle de la direction de l’administration locale, tandis que 17 millions DA ont été débloqués par la direction de l’Action sociale et de la solidarité. Selon Mme Dassi, ce montant a servi à l’acquisition de 21 000 couffins englobant chacun quelque 17 denrées alimentaires de base, d’une valeur estimée à 6 100 DA. La différence dans le nombre de couffins acquis, estimée à 9 000 alors que le nombre de familles nécessiteuses bénéficiaires est de 12 000, sera destinée « à une liste de réserve, élaborée en collaboration avec les P/APC et comptant notamment des pères de famille bénéficiaires de différentes primes de solidarité relatives au filet social ou autres activités d’insertion sociale et d’intérêt général, des pères de famille handicapés à 100% et ceux détenteurs de la carte de nécessiteux non assurés sociaux », a-t-elle ajouté. En donnant le coup d’envoi de cette campagne de distribution du « couffin de Ramadhan 2018 », le wali de Boumerdès, Abderrahmane Madani Fouatih, a affirmé la volonté des autorités locales, à travers l’assainissement des listes des bénéficiaires de cette opération, à déterminer le « nombre réel » des familles nécessiteuses à travers la wilaya.  « Notre but n’est pas de priver des familles de bénéficier de cette aide de solidarité, mais de surtout mettre un terme aux escroqueries et différentes formes de favoritisme pouvant entacher cette opération », a-t-il affirmé. Par ailleurs, Mme Dassi a signalé l’introduction, auprès de ses services, de 15 demandes émanant de bénévoles particuliers, du mouvement associatif et du bureau local du Croissant-Rouge algérien (CRA), pour l’ouverture de restaurants de l’Iftar (rupture du jeûne), notant que le secteur de la solidarité nationale financera une partie de ces restaurants à travers des zones reculées de la wilaya. n