Les  dettes de l’Algérienne des eaux (ADE) de Boumerdès, cumulées depuis le séisme du 21 mai 2003 au premier trimestre de 2018, sont estimées à 167 milliards. Les créances chez les particuliers sont de 95 milliards de centimes, les APC de l’ordre de 44 milliards de centimes

, les autres administrations locales de 19 milliards et plus de 4 milliards de centimes pour les unités industrielles. Ces dettes influent négativement sur le fonctionnement de l’entreprise, selon la directrice de l’ADE et la récupération de ces créances chez les différents clients permettrait de renforcer les différentes agences en moyens humains et matériels et contribuerait d’une manière significative dans l’amélioration des prestations de services. En plus du problème du recouvrement des créances, s’ajoutent les difficultés engendrées par les déperditions et les piquages illicites. Cet état de fait n’est pas sans conséquences sur l’alimentation régulière du précieux liquide puisque de nombreuses localités sont le plus souvent privées d’eau potable. Le recours à la justice semble être la solution pour l’ADE pour  recouvrer ses créances auprès des clients récalcitrants. Dans cette optique, pas moins de 2 181 cas sont portés devant la justice alors que plus de 1 292  autres citoyens ont fait l’objet de poursuite judiciaire pour piquage illicite  des réseaux AEP dans plusieurs communes, notamment à travers les champs agricoles pour l’irrigation, a-t-on précisé. Cette situation a engendré des pertes colossales pour l’entreprise estimées à plus de 132 millions de dinars ou pas moins de  4 295 affaires relatives au piquage illicite sont devant la justice  en attente de jugement.