Le campus universitaire Akli-Mohand-Oulhadj de Bouira est, encore une fois, secoué par une vague de protestations paralysant ainsi la scolarité des étudiants. Après les protestations des étudiants ayant réclamé une amélioration de leurs conditions de scolarité, ce sont les enseignants qui se plaignent de la recrudescence des actes d’agression.

En effet, plusieurs dizaines d’enseignants épaulés par des travailleurs se sont rassemblés, avant-hier, devant le siège du rectorat pour interpeller l’administration afin d’agir contre ce qui est devenu la violence contre des enseignants et les entraves aux libertés syndicales. Organisée par la section locale du Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) de Bouira, l’action de protestation a été décidée après qu’un enseignant du département des sciences commerciales aurait été agressé, au début de la semaine passée, par un groupe d’étudiants, ont fait savoir des contestataires, refusant de rejoindre leur lieu de travail. « Les cas d’agression sont constamment signalés au niveau de l’université de Bouira, sans que l’administration ne daigne prendre les décisions qui s’imposent afin de stopper ce fléau », a dénoncé un enseignant du département des sciences juridiques, appelant la direction de l’université à appliquer strictement les règles et les lois régissant le code et le fonctionnement de l’université. « Les fautifs méritent des sanctions sévères même leur exclusion de l’université », a-t-on exigé. La victime a relaté les faits en témoignant qu’il a été tabassé par des étudiants ayant même proféré des menaces à son encontre. Sur les banderoles et autres pancartes brandies par les manifestants, on pouvait lire «halte à la violence» et «stop à la brutalité». Dans la correspondance adressée aux différentes autorités dont la direction de l’université, les enseignants protestataires ont dénoncé et de manière la plus forte la dégradation des conditions de travail et de l’insécurité régnante exigeant ainsi le renforcement des agents de sécurité au niveau des départements.