L’exercice international de simulation d’un fort séisme à Bouira s’est poursuivi avant-hier mardi. Et les hommes de Mustapha El Habiri, qui sont les seuls partenaires de l’Europe dans la région, ont confirmé aux experts européens tout le bien qu’ils pensaient d’eux.

Depuis samedi, les communes de l’Est de Bouira sont en chantier. Pour cause, des équipes de sauvetage nationales et internationales sont à pied d’œuvre. D’emblée, les experts internationaux ont fait part de leur forte impression quant aux capacités techniques et organisationnelles des hommes de Mustapha El Habiri. «Nous avons été impressionnés par la Protection civile algérienne», a indiqué Anne Simon, chef adjointe de préparation des urgences à l’Union européenne. «Ils ont une connaissance et une maîtrise pointues des séismes», a ajouté la même responsable, dont l’institution qu’elle représente a financé ces exercices à hauteur d’un million d’euros. «Elle a atteint un niveau des plus appréciables, ses capacités de réaction et d’intervention sont des plus remarquables. Pour l’Union européenne, c’est donc un partenaire fiable», a-t-elle poursuivi, en rappelant que l’objectif principal de ce genre d’exercices est de faciliter les coordinations de partenariat avec les pays les plus proches, à l’instar de l’Algérie. «On se prépare à toute éventualité. »
Le général Jacques Witkowski, directeur de la Sécurité civile et de la gestion des crises, a profité de l’occasion pour rendre un vibrant hommage à la Protection civile algérienne, en général, et au colonel El Habiri, en particulier. « Les pompiers algériens sont bien entraînés, surmotivés. Ils font preuve d’un engagement sans égal », a-t-il constaté. « Je tiens pour cela à féliciter le Directeur général de la Protection civile algérienne, le colonel Mustapha El Habiri, pour le haut niveau auquel il a hissé cette institution », a-t-il ajouté, non sans faire part de sa fierté d’avoir la Protection civile algérienne comme partenaire.
Le colonel El Habiri a tenu, à son tour, à rendre hommage à ses hommes de terrain qui travaillent sans relâche pour venir en aide aux populations en détresse. Il a aussi tenu à rappeler que la modernisation de cette institution a été « initiée par le Chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika, qui en a fait un objectif dès son arrivée au pouvoir en 1999 », a souligné le chef des pompiers algériens. Mustapaha El Habiri a également tenu à saluer l’Union européenne pour son accompagnement dans ce processus de modernisation. « La Protection civile algérienne a réalisé un saut qualitatif » en matière de services et d’interventions destinés aux citoyens, s’adaptant au fil des années avec les différentes situations, grâce à une coopération accrue avec les pays de l’Union européenne », a mis en avant le Directeur général de ce corps constitué.

Il faut être paré
« Les catastrophes naturelles ne préviennent pas. Les pays ne peuvent gérer seuls ce genre de catastrophe, ils ont besoin de pays qu’ils connaissent, comme l’Algérie», a soutenu la même responsable.
Le capitaine Scelle, pompier français, membre de la Commission européenne, et qui s’occupe de l’organisation de ces manœuvres, rappelle que l’Algérie est un partenaire de l’Union européenne. «Elle peut s’appuyer sur le mécanisme de la Protection civile européenne, notamment le Centre européen de gestion de crise qui propose des modules selon les besoins formulés par les pays sinistrés.
«Cet exercice sera une première mise en œuvre de ce partenariat sur le terrain», s’est félicité pour sa part Emilio Leo, pompier espagnol, présent à ces manœuvres en tant qu’observateur international.