L’eau arrivera bientôt dans les foyers des localités de plusieurs communes de la wilaya de Bouira. En effet, un important programme a été lancé dans le cadre du projet des grands transferts des eaux des barrages que compte la wilaya. Les travaux sont presque achevés.

Plusieurs villages vont enfin bénéficier de ce liquide dans le cadre du système des grands transferts des eaux des barrages de Tilesdit dans la commune de Bechloul et de Koudiet Aserdoune implanté dans la région de Malla à l’ouest de Bouira. Souffrant durant des années de pénurie d’eau potable, les localités de Dechmia, Hajra Zerga, Zbarbar, Haizer et Ridane sont concernés par ce projet, a fait savoir un responsable de la direction de l’hydraulique de la wilaya en rappelant que les travaux sont en cours de réalisation. Aucune date de la réception de ce projet tant attendu par les populations, qui continue de s’alimenter par l’achat des citernes d’eau ou via les eaux de sources. Notre interlocuteur a, en revanche, rassuré que les travaux avancent à un rythme appréciable et la totalité du projet pourra être livrée d’ici à juillet de l’année en cours. Il est utile de noter qu’au courant de l’année passée, sept localités comptant 11 000 habitants et qui relèvent des communes de Djebahia, Aomar et Ahl Laksar ont été raccordées également au système des grands transferts. S’agissant de ce projet structurant, à savoir le transfert des eaux des barrages de Koudiet Aserdoune et celui de Tilesdit, de nombreuses communes et villages de la région Est et du nord de Bouira ont accès à l’eau potable de manière régulière. Il s’agit notamment des villages relevant des communes de d’Ath Mansour, Chorfa, Aghbalou, El-Adjiba, Ahnif et M’chedallah comptabilisant une population de 90 000 habitants, alimentées depuis septembre dernier à partir du barrage de Tilesdit pour une enveloppe de sept milliards de dinars, a noté le même responsable. Récemment, ce sont les membres d’une commission de l’Assemble populaire de la wilaya de Bouira (APW) qui ont appelé les autorités locales à prendre en charge et en priorité les localités rurales isolées relevant notamment des communes du sud, de l’ouest et du nord-Ouest en matière d’alimentation en eau potable. Dans un rapport détaillé présenté au premier responsable de la wilaya, sur le secteur d’eau, la commission de l’APW a souligné que plusieurs villages isolés relevant des communes Lakhdaria, Maâlla, Guerrouma, Bouderbala ainsi que de Boukram et Zbarbar souffrent d’un « manque criant » en eau potable. Parmi ces localités, figurent notamment Bourebache et Ouled Aissa, relevant de la commune de Lakhdaria et qui comptent 300 habitants. Rien que pour la commune de Malla, les villages de cette municipalité sont alimentés à partir de puits ou de sources naturelles. La vétusté du réseau existant est à l’origine de manque d’eau. D’autres localités relevant des communes de Boukram, Bouderbala, Kadiria, Djebahia et Aomar font face, elles aussi, à des crises récurrentes en matière d’eau potable, a relevé l’APW dans son rapport, appelant les services concernés à engager des opérations de réhabilitation des réseaux d’eau potable (AEP) de ces villages en vue de leur assurer une alimentation régulière.

Nette progression pour le secteur de la santé
Sur un autre volet, une vingtaine de projets importants relevant du secteur de la santé ont été réalisés au cours des dernières années dans la wilaya de Bouira. Dans un rapport de la direction de la santé (DSP), présenté il y a quelques jours, au conseil de wilaya consacré à la santé, les travaux de réhabilitation de plusieurs établissements de santé ont été presque achevés. L’enveloppe dégagée pour ces opérations avoisine les trois milliards de dinars. Les opérations consistent en la dotation des structures de santé implantées dans les communes isolées, à l’image de Taghzout, Oued El Berdi. Les centres de santé ont bénéficié d’un équipement moderne. L’enveloppe dégagée pour l’achat du matériel était de 265 millions de dinars, selon les chiffres fournis par la DSP. Par ailleurs, d’autres travaux ont été réalisés dans le cadre des programmes quinquennaux. Il s’agit surtout de la réalisation et l’équipement d’une annexe de l’Institut Pasteur d’Alger dans la ville de Sour El-Ghozlane, pour une enveloppe financière de 150 millions de dinars. Le premier responsable de la santé de la wilaya a affirmé que le secteur a bénéficié également d’opérations de réalisation et d’équipement de trois centres de santé à Mesdour, Taguedit et Dechmia pour un investissement de 450 millions de dinars. D’autres opérations sont en cours de réalisation pour renforcer le secteur de la santé dans la wilaya de Bouira dont, notamment, une étude d’adaptation pour la réalisation d’un complexe mères et enfants de 80 lits pour une enveloppe de 400 millions de dinars, ainsi que la réalisation d’une polyclinique à Aïn Bessam. Le secteur sera aussi renforcé par deux hôpitaux de 120 lits, un à Aïn Bessam et l’autre dans la commune de M’Chedallah, où les travaux, en cours de réalisation, ont fait l’objet récemment d’une visite du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Cependant, dans certaines localités, l’absence de salles de soins accentue les souffrances des villageois. Ces derniers se trouvent obligés de se déplacer vers d’autres établissements de la wilaya pour se soigner. Un seul projet a été débloqué par la tutelle. Il s’agit de la réalisation d’une polyclinique dans la commune d’Ahl Lakser, au sud de Bouira. Le montant dégagé pour la réalisation de ce projet est de 11 milliards de centimes.