Le secteur de la santé est, à l’instar des autres secteurs, frappé par les restrictions budgétaires décidées par le Gouvernement dans le sillage des mesures d’austérité. Dans la wilaya de Bouira, un nombre important de projets sont gelés.

Inscrits en 2012, les deux projets de réalisation d’un centre de transfusion et autre au profit des insuffisants rénaux prévus à la commune de Aïn Bessem, à l’ouest de Bouira, sont gelés. La demande en matière de prise en charge sanitaire dans la région est grandissante. Les malades se trouvent obligés de parcourir de longues distances pour aller se soigner dans des établissements du chef-lieu de wilaya où hors wilaya. Intervenant à l’occasion d’un conseil de wilaya dédié exclusivement au secteur de la santé, la directrice du secteur a révélé que dix opérations inscrites au profit de son secteur sont gelées. Faute de crédits, les projets ont été suspendus. Les projets concernés nécessiteront une enveloppe de 940 millions de dinars, a indiqué la DSP. Par ailleurs, le manque de personnel se pose avec acuité au niveau des établissements de santé de la wilaya. Les patients sont parfois orientés vers d’autres régions pour cause d’absence de médecins spécialistes. En 2012, le projet visant la réalisation du centre de transfusion sanguine a été décidé pour une enveloppe de 74 millions de dinars. L’enveloppe du marché est certainement revue à la hausse en raison surtout de la flambée des matériaux de construction. Ainsi, c’est l’extension et l’aménagement de l’Institut national de formation supérieure des paramédicaux, de Sour El-Ghozlane, qui posent aussi problème. Les travaux ne sont pas encore lancés. Toujours à la ville de Sour El Ghozlane, la population locale ne cesse de réclamer la livraison des services d’urgences. L’opération a été clôturée il y a plus de deux ans. Selon des sources à la DSP de Bouira, la démarche visant l’acquisition des équipements et matériels sanitaires est en cours. Par ailleurs, d’autres projets importants sont gelés. Il s’agit entre autres du l’hôpital mère-enfant, dont l’étude est achevée. L’établissement d’une capacité d’accueil de 80 lits, englobe le service de pédiatrie, 42 pour la chirurgie infantile et 80 autres pour la gynécologie obstétrique.