Des dizaines de citoyens ont réclamé dimanche à Bouira, lors de divers mouvements de protestation, l’amélioration de leurs conditions socio-professionnelles, a-t-on constaté.
Au chef-lieu de wilaya, des enseignants du cycle primaire ont observé un sit-in devant le siège de la direction de l’Education pour réclamer l’amélioration de leur situation socio-professionnelle. Les enseignants protestataires, venus des différentes écoles primaires de la wilaya, ont brandi des pancartes et des banderoles portant des slogans réclamant leur reclassement et l’amélioration de leur situation socio-professionnelle qu’ils jugent «précaire», se plaignant notamment de la «dégradation» du cadre de travail dans les écoles primaires qui, selon eux, ne disposent pas de moyens pédagogiques pour aider l’enseignant dans sa mission.
Les enseignants protestataires réclament également leur droit au logement social et la revalorisation de leurs salaires pour préserver leur dignité. Contacté par l’APS, le directeur de l’Education de Bouira, Mourad Bouziane, a qualifié d’»illégale» cette action de protestation, initiée, selon lui, par une «partie inconnue». «Je ne peux pas vous répondre à propos d’une action injuste, et non officielle, car c’est un mouvement initiée par une partie inconnue», a-t-il commenté.
Par ailleurs, des dizaines d’employés de l’Agence foncière de la wilaya de Bouira ont enclenché un mouvement de grève en guise de protestation contre la «dégradation» de leurs conditions socio-professionnelles ainsi que contre ce qu’ils appellent «la mauvaise gestion» et «les décisions arbitraires» prises à leur encontre par le directeur intérimaire de l’agence, Mohamed Koraïchi.
«Le responsable de l’Agence promeut des éléments incompétents à la tête des services et sanctionne comme il veut. Quant à nous, nous ne demandons que nos droits à un reclassement juste et une bonne gestion de l’agence», ont confié des employés protestataires. Les grévistes réclament, entre autres, leur prime de rendement collectif (PRC), alertant, à l’occasion, sur les «difficultés financières» que traverse l’Agence foncière de Bouira.
Réagissant, à son tour, M. Koraïchi a démenti toutes ces allégations, tout en dénonçant une «campagne acharnée menée» contre lui par des employés qui, à ses yeux, «ne respectent pas les mesures disciplinaires de travail».
Il a également dénoncé les «dépassements» du chef de la section syndicale de l’Agence qui, a-t-il dit, a «tenté plusieurs fois de perturber les chantiers et les projets de l’agence notamment celui des 26 logements promotionnels aidés d’Ain Bessam (Ouest de Bouira) et celui des 150 unités LPA de Bouira».
Le même responsable a tenu, en revanche, à rassurer les employés grévistes quant à la prise en charge de leurs doléances relatives à la PRC. «Un travail en ce sens est en cours d’élaboration», a-t-il assuré.
A Aghbalou, à une cinquantaine de kilomètres à l’est du chef-lieu de la wilaya de Bouira, des habitants avaient procédé dans la matinée à la fermeture du siège de l’Assemblée populaire communale (APC) pour réclamer l’amélioration de leurs conditions de vie. Ils demandaient surtout la réhabilitation de la route menant vers le chef-lieu sur une distance de 4 kilomètres et qui se trouve dans un état de délabrement avancé à cause des inondations.
Les manifestants réclament aussi la réalisation d’un réseau d’assainissement ainsi que d’autres projets de développement au profit de leur municipalité.
Le président de l’APC, Nacer Hamoum, a expliqué à l’APS qu’il s’agissait de revendications «légitimes». «Pour l’assainissement, tout est fin prêt pour confier les travaux à une entreprise, alors que des essais sont en cours pour la mise en service d’une bâche à eau afin de renforcer l’alimentation en eau potable», a rassuré le P/APC d’Aghbalou, déplorant qu’une fiche technique soit «rejetée» par les services de la wilaya pour la réhabilitation de la route principale du chef-lieu municipal. n