Les boulangers de la wilaya de Bouira ont brandi la menace d’augmenter les prix du pain. Même si aucune loi encore moins une autorisation provenant des autorités compétentes autorisant ces professionnels d’augmenter les prix , ces derniers ont trouvé la bonne astuce pour augmenter sans même faire de bruit. Ils proposent une variété de pain à des prix un peu plus chers. Le consommateur se pose ainsi la question sur le rôle des services de la direction des prix. « Nous sommes touchés de plein fouet par les augmentations et surtout les taxes contenues dans le cadre de la loi de finances 2017 », a justifié un boulanger installé au centre-ville de Bouira. Ce dernier a estimé que cette augmentation est attendue par le fait que leurs travailleurs ne cessent également de demander des augmentations salariales. Il faut souligner que la décision pour ne pas dire la revendication émise par ces boulangers a été décidée à l’occasion de la grève des commerçants qui, durant deux jours, a touché plusieurs localités de la wilaya de Bouira ainsi que celles de béjaïa et ont enregistré des dépassements. Le prix d’une baguette de pain, qui est toujours fixé à 8,50 DA mais vendue chez les boulangers à 10DA, n’a pas encore augmenté. Néanmoins, des consommateurs se posent des questions sur les raisons d’une augmentation de prix, laquelle est brandie par les boulangers. « Plusieurs produits ont connu des augmentation à la faveur de la grève des commerçants », disent des citoyens qui craignent encore la détérioration de leur pouvoir achat. « Nous sommes déjà pénalisés par les augmentions dans le cadre de cette loi de finances 2017, à l’instar des prix des carburants, voilà maintenant que ce sont des boulangers qui annoncent une augmentation des prix du pain. Les pouvoirs publics doivent agir contre ce genre de pratiques illicites », dénoncent-ils. La menace brandie par les boulangers de la wilaya est qualifiée de violation de la réglementation. Ces derniers, faut-il le rappeler, n’ont pas suivi le mot d’ordre de la grève lancé anonymement via les réseaux sociaux. Tous les boulangers de la wilaya ont ouvert durant les deux jours de grève. Interrogés, certains boulangers ont expliqué que des dispositions contenues dans la LF 2017 portent ainsi la taxe sur la valeur ajoutée de 17 à 19%. Pour eux, la cotisation d’assurance passe de 32 000 à 42 000DA/an ce qui constitue une charge supplémentaire, affirment-ils. Tout comme, ils ont déclaré que les prix de produits de base, comme la farine panifiable, ont augmenté, passant de 1500 DA le quintal à 2000 DA. Cela constitue, disent-ils, un manque à gagner, sans compter d’autres dépenses liées aux salaires de leur personnel.