Le taux de chômage dans la wilaya de Bouira a connu ces dernières années une nette baisse pour atteindre les 7,5% à la fin de l’année en cours et ce par rapport à 1999, a expliqué dimanche le directeur de l’emploi de la wilaya, Nacer Metnani.

En 1999, le taux de chômage à Bouira était de l’ordre de 32%, alors qu’à la fin 2017 ce taux est estimé à 7,5 %, une nette baisse enregistrée grâce aux différents programmes de l’Etat visant à promouvoir l’emploi à travers les différentes régions du pays, a précisé M. Metnani lors d’une conférence de presse tenue au siège de la Caisse nationale d’assurance chômage (Cnac). Cette conférence a eu lieu en marge d’une sortie des responsables du secteur de l’emploi sur le terrain pour s’enquérir de l’évolution réelle du mécanisme de la création des petites et moyennes entreprises (PME) nées, à l’initiative de l’Etat, dans le cadre des dispositifs de soutien à l’emploi à travers les communes d’El-Kadiria et El-Adjiba. Cette baisse importante du taux de chômage s’explique par les différentes mesures prises par les pouvoirs publics pour la promotion du marché du travail et de l’emploi à travers les différentes régions de la wilaya, basées sur la politique d’encouragement des jeunes à s’investir dans l’entrepreneuriat afin de créer leurs petites et moyennes entreprises avec l’objectif d’ouvrir davantage de postes d’emploi et générer de la richesse, a souligné le même responsable. «Auparavant, nous avions constaté un faible engouement des jeunes étudiants à l’investissement et la création de leurs entreprises. La majorité des demandeurs d’emploi axent leurs recherches sur un travail rémunéré, mais depuis quelques années, nous avons ressenti cette dynamique d’investissement née des différents projets engagés par l’Etat pour booster l’économie au niveau local», a expliqué à la presse le directeur de l’emploi. Cette dynamique se traduit par la création et la réhabilitation de la zone industrielle d’Oued El-Bardi et de son extension, mais aussi par la création d’une douzaine de zones d’activités à travers plusieurs communes de la wilaya. Une opération qui a déjà commencé à donner ses fruits, a estimé M. Metnani qui était accompagné des directeurs locaux de la Cnac, Makhlouf Mouloud, et de l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (Ansej), Adel Hemmal. Ces projets de la zone industrielle de Sidi Khaled, son extension, et les 12 autres zones d’activités sont censés créer plus de 48 000 emplois directs et indirects pour les jeunes de la région de Bouira, a indiqué M. Metnani. «Il s’agit d’une efficace stratégie adoptée par l’Etat pour redynamiser l’économie locale et créer de l’emploi», a-t-il ajouté. Par ailleurs, le même responsable a précisé que 61% des employés recrutés ces deux dernières années sont issus de la formation professionnelle. «C’est pour cela d’ailleurs que nous avons décidé de signer des conventions entre l’université, les centres de formation professionnelle, ainsi que les entreprises économiques afin d’inciter les différentes parties à tisser des liens professionnels et créer des opportunités d’emploi pour les deux parties», a souligné le directeur de l’emploi. Ces conventions ont pour objectif d’évaluer les besoins du marché du travail à Bouira, de satisfaire ensuite ces besoins tout en prenant en considération les différentes mesures de facilitation prises par l’Etat pour encourager les entreprises à recruter les jeunes diplômés et les apprentis de la formation professionnelle, a souligné le même responsable. Par ailleurs, M. Metnani a rappelé qu’en 2017 la wilaya de Bouira avait enregistré une baisse du nombre de postes d’emploi créés en raison de la crise économique que connaît le pays. Cette crise a provoqué le gel de certains projets, ce qui s’est répercuté négativement sur la création de l’emploi cette année, a-t-il relevé, tout en faisant part de son optimisme quant à la relance des projets à partir de la nouvelle année 2018, surtout que plusieurs sociétés et entreprises ont pu recouvrer leurs créances ce qui leur permettra de penser à la relance de quelques projets, notamment dans les secteurs de l’éducation, de l’habitat et des travaux publics, a-t-il précisé en substance.