La situation de l’investissement n’a pas évolué au niveau de la wilaya de Bouira. Malgré les facilitations accordées par les pouvoirs publics appelant ainsi les porteurs de projets à s’approcher des services concernés, le secteur est en léthargie.

A la zone industrielle de Sidi Khaled dans la commune de Oued El Berdi, l’un des importants pôles dans la région du centre du pays, peu de projets sont entrés en production et compte peu d’investisseurs étrangers implantés dans cette région au potentiel industriel important. Les autorités locales, confrontées par le passé au problème du foncier, ont dégagé d’importantes surfaces pouvant recevoir des projets. A Oued El Berdi, les lots sont presque tous attribués mais la plupart restent toujours inoccupés. A la commune de Dirah, à plus de 70 km au sud de Bouira, le Conseil national d’investissement (CNI) a validé la demande formulée en 2016 par les autorités locales pour la création d’une mégazone industrielle. Cependant, le problème de viabilisation de ces zones est un sérieux handicap. Destinés essentiellement à recevoir des projets structurants, la zone est toujours inoccupée et ce malgré un intérêt particulier affiché par des investisseurs y compris des étrangers. Le Premier ministre Ahmed Ouyahia a dans une déclaration faite récemment au sujet d’une éventuelle implantation d’une usine destinée à la fabrication de pneus au niveau de la zone de Dirah que de nombreuses sociétés étrangères ont émis le souhait d’être partenaire à ce projet. Le projet avait été annoncé en 2016, et une superficie de 100 hectares a même été dégagée par les autorités locales. L’absence de commodités et surtout l’aménagement du site serait selon bon nombre d’observateurs le seul handicap qui a dissuadé les partenaires étrangers de s’installer. D’importants responsables de marques connues dans le domaine des pneumatiques ont effectué des sorties sur terrain pour constater la nature du terrain et les moyens mobilisés pour implanter l’usine. Augusto Cicchinelli, le P-DG de la Maison Mattei, spécialisée dans l’agroalimentaire, avait effectué en mois d’avril dernier une sortie de prospection. Depuis aucune suite n’a été donnée par le promoteur italien. D’autres opérateurs français ayant aussi effectué des sorties au niveau des différentes zones industrielles de la wilaya ne se sont pas manifesté quant à une éventuelle implantation de leurs projets. Pour des élus de l’APW, cette fuite des investisseurs étrangers est due surtout à l’absence de commodités au niveau des zones retenues pour l’installation de projets. Dans un rapport détaillé traitant du secteur de l’investissement, les membres de la commission chargée du secteur de l’investissement, l’urgence est de récupérer les terrains attribués à des faux investisseurs ayant accaparé injustement des terrains sans pour autant implanter leurs projets. n