Les départements de l’université Akli-Mohand-Oulhadj de Bouira sont de nouveau paralysés par les grèves. C’est le cas de la faculté des sciences commerciales et de gestion qui connaît un mouvement de grogne enclenché par les étudiants depuis le début de la semaine derniére.

La grève est initiée par la Ligue nationale des étudiants algériens (LNEA), qui a appelé à cette action de protestation après que « l’administration n’ait pas daigné répondre favorablement aux revendications des étudiants de la faculté ». Notons que plusieurs départements sont aussi en grève depuis plusieurs jours. C’est le cas des étudiants en biomédical, droit et lettres et langue arabe. Ils protestent contre la détérioration des conditions de scolarité. Dans la missive de la section syndicale, les étudiants déplorent le manque de prise en charge par les responsables de l’université de tous les points soulevés par la communauté estudiantine. «Nous vivons le calvaire», «les étudiants ne sont pas du bétail», pouvait-on lire sur des banderoles accrochées à proximité de la faculté des sciences commerciales et de gestion. « Cela fait presque trois mois que nous avons réclamé un minimum, mais hélas aucune considération de la part de l’administration. Nos revendications sont restées sans suite », dit un étudiant en colère, membre de ladite organisation. Cette situation, regrette-t-il, perdure depuis la rentrée scolaire. « On n’a pas cessé d’interpeller les responsables de la faculté et du rectorat sur les difficultés qu’on endure, malheureusement les responsables continuent encore de faire la sourde oreille ! », tonne un autre syndicaliste. Le mot d’ordre de grève a été décidé à l’issue d’une assemblée générale organisée au début de la semaine passée. Par ailleurs, les étudiants ont dénoncé les promesses non tenues du responsable des œuvres universitaires (DOU) quant au renforcement des moyens de transport. « Le responsable s’est engagé à mettre à notre disposition un transport, mais notre demande n’a pas été prise en charge », dénonce-t-on. Il faut préciser, par ailleurs, que l’université Akli-Mohand-Oulhadj de Bouira est secouée depuis quelques années par la multiplication des cas d’agression. Un étudiant scolarisé au département des langues et cultures amazighe a fait l’objet, jeudi dernier, d’une agression à l’arme blanche. A en croire certains étudiants, l’agresseur, qui n’est autre qu’un étudiant du même département, a failli commettre l’irréparable en agissant de la sorte pour une affaire banale.