La wilaya de Bouria a renoué avec les mouvements de protestations. Avant-hier, plusieurs personnes, pour la plupart des promoteurs ayant contracté des crédits bancaires dans le cadre des différents dispositifs de l’Etat,

ont observé un rassemblement de protestation devant le siège de la Banque de l’agriculture et du développement rural (Badr), pour dénoncer ce qu’ils ont qualifié de « pressions » émanant de cet organisme financier. D’autres mécontents ont aussi déploré l’attitude de la Caisse nationale d’assurance chômage (Cnac). Ces promoteurs vraisemblablement en difficulté de paiement des échéanciers interpellent les pouvoirs publics sur leurs situations qualifiées de lamentables. Ils ont tous créé des entreprises dans le cadre des dispositifs de l’Ansej, de l’Angem et de la Cnac. Tout en dénonçant, ces pressions, les promoteurs contestataires affirment qu’ils subissent un véritable harcèlement de la part de ces deux organismes. Un membre du collectif des promoteurs a déclaré que durant les deux dernières années, un nombre dépassant les 7 000 jeunes porteurs de projets ont été convoqués par les deux établissements afin de rembourser leurs dettes. Des procès-verbaux et même des poursuites judiciaires ont été engagés à leurs encontre, a précisé le porte-parole de ces jeunes entrepreneurs. Il a indiqué que plus de 15 000 affaires ont été portées devant les tribunaux bien que les pouvoirs publics se sont engagés à ce qu’aucune poursuite judicaire ne sera engagée à l’encontre des promoteurs en difficulté. Ils ont clairement avancé que les dispositifs d’aide aux jeunes est un véritable piège. Les manifestants ont appelé les hautes autorités du pays afin de procéder à l’annulation de toutes les poursuites judiciaires et revoir ainsi ce dossier.