Les habitants de plusieurs localités relevant de la commune d’El Hachimia dans le sud de la wilaya de Bouira vivent un calvaire à la suite des désagréments causés par les carrières d’agrégats installées dans cette région. Fissurations des maisons à cause des détonations, la poussière et autres désarmements au quotidien ont rendu la vie difficile aux habitants.

Ces derniers, qui se disent lésés, ont décidé de passer à l’action. Ils ont fermé avant-hier, et ce, durant plusieurs heures, un tronçon du CW21 reliant la ville d’El Hachimia à la localité d’Ahl Reugueb, où plusieurs carrières d’agrégats sont installées. La route a été barricadée à l’aide de pneus brulés, de troncs d’arbres et autres objets hétéroclites. «Nous avons épuisé tout les recours possibles, mais les autorités locales n’ont pas pris en considération notre principale revendication, à savoir celle de délocaliser et de mettre un terme à cette anarchie dans l’exploitation de ces gisements par des privés », a dénoncé un manifestant. D’autres ont révélé que la pollution dégagée par les carrières a causé même des maladies notamment aux enfants et aux personnes souffrant de maladies chroniques. «Nous avons adressé plusieurs requêtes et nous avons même saisi le premier responsable de la wilaya sur ce problème qui date depuis de longues années. Nos doléances sont restées lettre morte», ont-ils déploré. Il faut préciser que ce sont les villageois de la localité d’Ahl Regueb qui souffrent le plus de cette situation devenue infernale à cause de la proximité des carrières de leurs habitations. Les protestataires, qui n’en sont pas à leur première action de rue, réclament tout bonnement la fermeture des sites. « Ces carrières menacent notre santé et nos maisons! Nos familles sont toutes atteintes de maladies respiratoires et nos habitations sont toutes fissurées à cause des détonations», ont par ailleurs, dénoncé les villageois refusant de libérer la voie. Selon une source de wilaya, une commission englobant des représentants de la daïra d’El Hachimia, du secteur de l’environnement et de l’APC a été dépêchée sur place pour constater de visu « l’ampleur » des dégâts causés par les carrières implantées dans la région.