Des habitants de la localité périphérique Thameur relevant de la commune de Bouira ont observé mardi un sit-in devant le siège de la wilaya pour réclamer leur relogement et l’aménagement urbain de leur localité enclavée, a-t-on constaté. Rassemblés devant le portail principal du siège de la wilaya, les protestataires, des jeunes en majorité, scandant des slogans dénonçant leur marginalisation, réclament la prise en charge de leurs doléances relatives essentiellement au relogement des familles vivant dans des habitations précaires et à l’aménagement de leur petite ville. «Nous demandons le relogement des familles et l’aménagement de notre localité qui fait face à de multiples carences», se sont plaints quelques jeunes manifestants à la presse. «Nos revendications datent depuis de longs mois. Nous avons déjà saisi les services de la commune, mais rien n’a été fait», ont-ils expliqué. Les habitants de la localité de Thameur se plaignent également de l’insécurité qui règne dans leur village. «Nous vivons dans l’insécurité née des différents fléaux sociaux (agressions, drogue, entre autres) qui gangrènent la vie sociale» dans cette banlieue de la ville de Bouira. «Par ce sit-in, nous voulons que les responsables soient au courant de ce que nous endurons à Thameur», ont souligné les manifestants. En réaction à cette question, le président de l’Assemblée populaire communale (APC) de Bouira, Mohamed Larbi, a expliqué à l’APS que le dossier de relogement «est actuellement sur notre table et nous oeuvrons de façon à recaser quelque 75 familles dont un programme de logement social devra être réalisé pour résoudre cette question à Thameur et mettre ainsi fin à l’habitat précaire (RHP)», a-t-il précisé. Pour ce qui est de l’aménagement, Mohamed Larbi a estimé qu’»il n’est pas possible d’effectuer des aménagements urbains avant de reconstruire la localité afin qu’elle soit prête à l’aménagement. «L’aménagement n’est pas prévu pour cette localité pour le moment», a-t-il dit. Concernant le problème de l’insécurité, le président de l’APC de Bouira a expliqué que cela ne relève pas de ses compétences.