Après les travaux de viabilisation actuellement en cours de réalisation, la nouvelle zone industrielle de Sidi Khaled, dans la localité de Oued El Bardi, au sud-est du chef-lieu de la wilaya de Bouira, devrait connaître un rythme d’activité important et un impact considérable sur l’économie et l’emploi de la région.

Par Salim Benour
Selon le wali de Bouira Abdeslam Lakehal Ayat, cette zone de 193 hectares, qui est en vérité une extension d’un site ouvert il y a une dizaine d’années, va abriter des unités industrielles de plusieurs nouveaux investisseurs intervenant dans différents domaines de production et attirés par la qualité et la fonctionnalité du site. Ces opérateurs, indique le wali, entreront en activité entre janvier et février de cette année et quatre d’entre eux, sur un total de quatorze patrons et chefs d’entreprise, sont déjà prêts à lancer leur production dans les prochaines semaines. M. Lakehal Ayat cite le patron de l’usine de fabrication de batteries Assad Batteries, ainsi que l’investisseur Magpharm, spécialisé dans l’industrie pharmaceutique. Un poids de l’industrie pharmaceutique dans notre pays est également implanté dans la zone, à savoir le groupe Biopharm qui a réalisé sur place un important projet pour un montant de 6,4 milliards de dinars. «Ce projet doit entrer en production en février 2023. Une fois opérationnel, il générera plus de 200 postes d’emploi pour les jeunes universitaires de la région», a indiqué à l’APS le PDG du groupe, Abdelouahed Kerrar. Avec cette usine, bâtie sur surface de 11 000 m2 et qui compte cinq lignes de production, le groupe Biopharm compte mettre sur le marché national ainsi qu’international une cinquantaine de produits avec plusieurs gammes thérapeutiques sous forme de liquides, selon les détails donnés par M. Kerrar. Pour l’investissement lancé par Assad Batteries, il porte sur la fabrication de batteries pour véhicules, avec l’objectif de couvrir les besoins du marché national et d’exporter pour les pays du Maghreb dans une première étape. «Nous aurons besoin de plus de 50 employés au lancement de la production avec un taux d’intégration de 30%», a expliqué à l’agence de presse un des responsables de la société. Lancés depuis 2020, les travaux de viabilisation de la zone de Sidi Khaled «dont le taux oscille entre 90 et 100 %» «portent sur la réalisation de voiries, d’accès, ainsi que de réseaux de gaz, d’eau potable, d’assainissement», explique la Directrice de l’urbanisme, de l’architecture et de la construction (DUAC), Salima Talhi. L’unique problème lié à l’électricité, et qui nécessitait une enveloppe de sept milliards de dinars, a été résolu, en procédant à un montage financier avec l’implication des investisseurs dans une initiative exceptionnelle de partenariat public-privé, selon Mme Talhi. A ce propos, le wali a vivement salué la participation de 12 investisseurs sur les 14 prévus dans ce montage financier pour pouvoir alimenter la nouvelle zone en électricité à partir de l’ancienne zone et ce, pour répondre aux besoins des opérateurs économiques. «Un montant de 81 millions de dinars a aussi été alloué pour la réalisation d’un poste détente Gaz pour alimenter ces projets en cette énergie», a ajouté Mme Talhi. Le reste des projets sont toujours en cours de réalisation, a-t-on signalé. «Nous veillons à ce que tous ces projets soient opérationnels le plus vite possible pour booster l’investissement dans cette région du centre du pays», a assuré le wali. Pour rappel, la nouvelle zone industrielle de Sidi Khaled a été créée sur une décision datant de 2011. Le site a connu un retard d’activité considérable en raison de l’absence d’aménagement souhaité. En 2017, Il n’y avait sur place ni gaz ni électricité ni eau.