Reclus dans l’anonymat total, les habitants de la localité Chikh Left, relevant de la commune d’Ahnif, à 50 km à l’est de la wilaya de Bouira, sont descendus avant-hier, dans la rue, pour réclamer l’amélioration de leurs conditions de vie.

En effet, les villageois ont procédé à la fermeture de la RN05, bloquant la circulation automobile, à l’aide de pneus enflammés et de troncs d’arbres. Un bouchon monstre s’est formé durant des heures. Les habitants dudit village ont énuméré plusieurs points de revendications. Ils réclament la réhabilitation du réseau de l’éclairage public, qui « ne fonctionne plus depuis des mois », ont dénoncé des manifestants qui ont ajouté, par ailleurs, que cette revendication a été soulevée aux autorités locales qui n’ont pas procédé à la réhabilitation du réseau défaillant. Par ailleurs, les habitants de Cheikh Left ont déploré la dégradation du réseau routier menant vers le village. « Les chemins d’accès sont détériorés et notre village n’a pas bénéficié des opérations de rénovation du réseau malgré nos multiples requêtes déposées au niveau de l’APC », a–t-on dénoncé. Le ramassage scolaire a été également soulevé par les habitants de ladite localité, qui ont précisé que la scolarité de leurs potaches est perturbée en raison de l’absence des moyens de transport scolaire. Tout comme ils ont soulevé le cas d’une décharge sauvage implantée à proximité de leur localité, tout en réclamant son éradication. «Nous vivons dans des conditions pitoyables. On souffre de la pénurie d’eau potable et d’autres insuffisances», ont-ils, par ailleurs, ajouté. S’agissant de la collecte des ordures, les manifestants ont souligné que cette opération n’a jamais eu lieu et ce depuis presque trois mois. « Les établissements scolaires sont situés au chef-lieu communal et nos enfants se trouvent obligés de parcourir plus de 5 kilomètres à pied pour arriver à leurs établissements », dit en colère un habitant du village. Les habitants ont déploré le fait que toutes ces revendications aient été soulevées aux autorités communales, mais aucune suite ne leur a été donnée. Les villageois, qui ont décidé de libérer la route, ont menacé d’enclencher d’autres actions si leurs doléances ne sont pas étudiées et prises en charge par les autorités locales.