La Cour de Bouira a rendu, jeudi dernier, son verdict dans l’affaire des 17 jeunes accusés « d’attroupement illégal », « agression contre des agents de police », « destruction des biens d’autrui et publics ».

Le juge a prononcé une peine de six mois de prison avec sursis à l’encontre de deux mis en cause et acquitté 15 autres, a précisé une source judiciaire à Reporters, en soulignant que le procès avait enregistré plusieurs reports. Plusieurs avocats notamment de la Ligue nationale des droits de l’Homme ont été constitués pour la défense des accusés, interpellés au courant des manifestations en faveur de la langue tamazight qu’avait connues le campus universitaire Akli-Mohand-Oulhadj et aussi de la ville de Bouira. Les 17 personnes avaient été condamnées en juin de l’année passée par le Tribunal de Bouira à des peines allant d’un an à deux ans de prison ferme, assortie d’une amande de 10 000 DA. Des partis politiques, à l’image du RCD et du FFS, ont appelé à surseoir aux poursuites judiciaires engagées à l’encontre des mis en cause.
M. H.