C’est plein d’inquiétude qu’un père de famille, habitant un des quartiers de Bouhraoua, sur les hauteurs de la vieille ville de Ghardaïa, s’est présenté à nos bureaux, muni d’une bouteille en plastique contenant un liquide saumâtre, tendant vers la couleur ocre rouge. Il affirmait qu’elle coulait depuis plus d’une semaine de ses robinets. « Je me suis adressé personnellement aux services de l’ADE de Ghardaïa pour prendre en charge ce problème, en vain. » Ajoutant : « Comme tous mes voisins, je ne peux supporter ces dépenses en eau minérale engendrées par ce problème. Nous sommes des pères de famille nombreuse. Cette eau, ou du moins cette espèce de liquide gluant et visqueux, ne peut servir à rien. Nous buvons, nous cuisinons et nous nous lavons avec de l’eau minérale et quelquefois, quand un voisin véhiculé peut nous rendre service, nous utilisons l’eau de source que nous allons puiser à 10 km sur la route de Dhaïa Ben Dahoua. Nous demandons aux responsables de résoudre ce problème. » C’est vraiment un problème de santé publique auquel les responsables en charge de ce secteur doivent trouver une solution rapidement. Faut-il attendre qu’il y ait, par exemple, des cas de dysenterie qui se déclarent pour intervenir ?