Le président de la Confédération algérienne du patronat (CAP) a appelé, hier à Alger, à la création d’une symbiose nationale avec une concertation à grande échelle, afin de faire face aux problèmes économiques nationaux.

Préconisant une structure permanente, où «seront appliquées les lois de la Nation, sans chevauchement avec l’Etat», Boualem M’rakech s’est dit favorable à un «débat franc, sans applaudissement ni injure, avec à la clé des propositions claires, saines et sincères». Sur sa lancée, l’orateur a également annoncé, à l’issue de la réunion de son bureau exécutif national, la création du comité d’analyse et de réflexion qui «regroupera d’une manière croisée les énonciations, recommandations de l’ensemble des structures horizontales et verticales, et les apports individuels des membres à l’échelle nationale». A ce sujet, la  CAP préconise le «respect axé sur le devoir et le droit, qui sont et resteront l’élément central de notre passé, présent et avenir (…) Les propositions et contributions qui se dégageront de ce comité seront exclusivement au service de notre nation». D’autre part, le président de la CAP a mis l’accent sur le rôle que doivent jouer les PME dans la machine économique, relevant la nécessaire exploitation d’autres secteurs, dont le tourisme et les énergies renouvelables, pour réussir la diversification de l’économie nationale. A propos de l’orientation économique vers l’export, le conférencier dira que «c’est une bonne chose, mais cela ne doit pas se faire avec un trou dans les besoins nationaux». Répondre à la demande nationale était et reste «impératif». 

A propos de cette tendance à la promotion de l’export, il y a lieu de préciser que le ministère de tutelle a entamé une stratégie basée sur cinq axes qui définiront les grandes lignes de cette démarche. L’objectif est de parvenir à «la consécration d’une plus grande liberté pour l’initiative privée et l’amélioration du climat des affaires, en vue de promouvoir et d’intensifier l’investissement pour une accélération de la diversification de l’économie et des exportations». Il est aussi question de la mise en place d’un climat d’affaires «propice au développement des activités productives, et incitatif pour l’investissement privé, national et étranger». D’autres facteurs déterminent la réussite de cette démarche.

Les exportations dépendent aussi du taux de change et du niveau des prix relatifs.

Le premier est du ressort de la Banque centrale, tandis que les seconds représentent en gros la compétitivité des produits nationaux par rapport aux produits étrangers en termes de prix sur le marché à l’international. La réussite de la bataille de l’export impose également de sélectionner rigoureusement les chaînes de valeurs à développer, d’élaborer un plan d’action pertinent ainsi que l’association de la Banque centrale à la démarche.