« En dehors des produits mécaniques, avions, navires, véhicules… qui représentent 86% de nos exportations vers l’Algérie et des importations qui se limitent aux produits miniers et chimiques, il est temps de donner un nouveau souffle à nos relations politiques pour les illustrer en coopération économique diversifiée », lance Dennis Dlomo, ambassadeur d’Afrique du Sud en Algérie, lors d’une visite mercredi dernier au groupe Benhamadi, dans la zone industrielle.

Selon le diplomate, les échanges économiques ne se limitent pas au niveau des relations politiques et fraternelles entre les deux pays qui remontent à des décennies. Ainsi, durant l’année 2013, l’on a enregistré 3 582 millions de rands sud-africains pour dégringoler à 1 840 en 2014. « Alors qu’il y a beaucoup d’opportunités de coopération qui se présentent aux deux pays dans différents domaines. Donc, nous n’avons qu’à les mettre en œuvre en actionnant nos représentations diplomatiques. D’ailleurs, le produit que j’ai vu aujourd’hui sous le label Condor (téléviseur, frigo, produits bruns…) n’a rien à envier aux autres marques de renommée internationale », indique-t-il. La sécurité alimentaire du continent, un autre volet sur lequel est longuement revenu M. Dolmo, en précisant que 61% des terres agricoles en Afrique sont inexploitées », « d’où les famines, les foyers de guerre et les maladies qui contraignent les habitants à l’exil vers les pays voisins. Ce qui n’est pas sans conséquences ». Pour y remédier, l’ambassadeur du pays émergent juge nécessaire pour l’Algérie et l’Afrique du Sud de mettre main dans la main pour élargir l’éventail des échanges bilatéraux pour occuper tous les domaines de coopération, notamment scientifique et technologique, en encourageant les jeunes à intégrer le domaine agricole. « Il y a ici en Algérie des écoles d’agronomie aussi prestigieuses que celles en Afrique du Sud, par la qualité des études et des recherches qui y sont menées. Et nous entendons élargir notre coopération aux domaines de la santé, du bâtiment et des travaux publics », conclut-il.