Pour faciliter la procédure d’acquisition des prothèses aux assurés et à leurs ayants droit, deux organismes ont été mis à leur disposition, l’Office national des accessoires et appareillages pour handicapés (Onaaph) et le centre privé Orthogamme, agréé en 2012 par le ministère de la Santé et conventionné avec 48 wilayas, en répondant aux besoins en termes de chaussures orthopédiques, attelles, orthèses, prothèses, corsets, fauteuils roulants, poussettes.

Or, la procédure de traitement des dossiers et du remboursement au niveau de la Cnas n’est, apparemment, pas la même pour les deux organismes. « Avant l’acquisition de la prothèse, le malade handicapé doit d’abord régler la facture à notre niveau, avant d’être remboursé par la Cnas. Ce qui n’est pas toujours évident, avec des cas de conscience face à des malades en difficultés financières, bien que nous consacrions des remises allant jusqu’à 50%. Tandis que la Cnas prend directement en charge les malades équipés par l’Onaaph, leur faisant, ainsi, éviter les lenteurs administratives. C’est cette procédure à géométrie variable qui complique le fonctionnement de notre boîte qui emploie, justement, 20% de son personnel de handicapés», nous dit Z. Chakhar, responsable commercial au centre Orthogamme. En outre, les handicapés équipés par l’Onaaph sont avantagés par le Sigap (système intégré de gestion d’appareillage) pour l’acquisition des prothèses au niveau de chaque structure de l’Onaaph à l’échelle nationale, indique un responsable de la Cnas. Parmi les stands des deux fabricants de prothèses, nous avons questionné deux handicapés moteurs. « Moi, je suis assuré, mais pour éviter les va-et-vient et être trimballé de bureau en bureau, j’ai acquis cette paire de chaussures orthopédiques directement chez le pharmacien pour près de 6 000 dinars, rubis sur ongle », nous dit un octogénaire. « Je suis satisfait de l’orthèse que je porte depuis longtemps, avec un seul bémol, la date d’échéance. Car il y a des accessoires qui s’usent à force d’être manipulés. Et je dois donc remplacer », nous dit Toufik, un jeune handicapé moteur.