Après moult retards et reports, la gare routière, route d’El Anasser, a enfin été inaugurée avant-hier par le ministre des Transports Abdelghani Zaâlane. Une infrastructure qui s’étale sur 6 584 m2, avec 129 quais, 33 lignes à desservir et une capacité d’accueil de 6 millions de voyageurs par an. Deux autres tronçons et une double voie ferrée, qui accusent du retard, ont également fait l’objet de la visite du ministre. Il s’agit de la route reliant Bordj Ghedir à Ouled Sidi Mansour, sur 10 km, la double voie de la RN 103 menant au port sec de Tixter sur 8 km et le projet d’une double voie ferrée électrifiée, révélée depuis une dizaine d’années, reliant Bordj à Thenia, sur 166 kilomètres.
Une délégation d’hommes d’affaires algéro-américains à la zone industrielle
Par ailleurs, une quinzaine d’hommes d’affaires algéro-américains ont fait le déplacement avant-hier dans la zone industrielle de Bordj, en quête de possibilités d’investissement et aussi pour tenter d’offrir une opportunité aux opérateurs économiques algériens de valoriser leurs produits en se familiarisant avec les formalités pratiques d’accès au marché américain.
Et parmi ces hommes d’affaires, Cherif Amar Khodja, à la tête d’une entreprise d’électronique basée en Pennsylvanie, que nous avons questionné sur la chance des produits «made in Algeria» sur le territoire de la première puissance économie mondiale.
«Sincèrement, je suis à la fois impressionné et fier de la qualité des produits que j’ai vus, et dans cinq ans, ils seront partout à travers le monde. L’électronique, c’est mon domaine, donc je sais bien de quoi je parle.
Ce sont des produits qui n’ont rien à envier aux mêmes produits fabriqués ailleurs», souligne-t-il.
Mais pour se frayer une place au soleil, les produits algériens nécessitent beaucoup de performance. «Justement, c’est parce que ces produits sont compétitifs que je suis ici à Bordj pour dénicher quelques articles Condor que je compte placer sur les étals de mes points de vente », conclut-il. n