Lors d’une réunion nationale, samedi dernier à Bordj, le fabricants de produits rouges ont tiré la sonnette d’alarme quant à l’écoulement de leur production qui n’a eu de cesse de chuter avec le gel des projets de construction.

Ce qui a contraint bon nombre d’entre eux à baisser les prix au risque de faire faillite. Le secrétaire général national de l’Association des briqueteries et des produits rouges, Salaheddine Miloudi, n’a pas manqué, en marge de cette rencontre, de déclarer à la presse que la situation de la filière est dans l’incertitude face à la morosité économique que traverse le pays. « D’où la rencontre à Bordj pour tenter collégialement de trouver une sortie de crise », dit-il.
Dans le même sillage, Hocine Benhamadi, membre du bureau à Bordj, affirme que le secteur privé dans la production des produits rouges a amplement contribué au développement de l’économie nationale, « sauf que l’impact de la crise économique s’est nettement fait sentir ces derniers temps avec le gel des projets liés au bâtiment », dira-t-il, en indiquant que la production a atteint actuellement quelque 32 millions de tonnes, mais qui ne trouve toujours pas d’acquéreur. « Donc il est temps de serrer les rangs et de coordonner avec les pouvoirs publics en vue de tomber sur des solutions pour éviter aux entreprises de faire naufrage ».
C’est aussi, selon le même orateur, des milliers d’emplois qui sont menacés. « Notre filière offre plus de 30 000 emplois directs et plus de 100 000 indirects. Mais en l’état actuel des choses, les entreprises tournent seulement entre 30 et 50% de leurs capacités. Ce qui risque de se répercuter négativement sur les employés».