Annoncé depuis 2006 et en grande pompe par les responsables d’alors, l’hôpital de traumatologie et d’orthopédie, implanté à la périphérie est de Bordj, n’est toujours pas réceptionné après avoir englouti plus de 300 milliards. Qu’est-ce qui entrave l’aboutissement d’une telle infrastructure sanitaire de dimension régionale ?

Une question que nous avons transmise au premier responsable du secteur, S. Zagrar, qui renvoie, d’emblée, la responsabilité du retard accusé à une entreprise étrangère, chargée de l’étude et de la réalisation. «En effet, le projet a été attribué en 2006 à une entreprise étrangère. Mais comme celle-ci n’avait pas respecté les délais de réalisation impartis, le contrat a été résilié pour porter l’affaire en justice, et elle l’est toujours d’ailleurs. Actuellement, les travaux sont à pied d’œuvre avec un taux d’avancement d’environ 99%. Nous sommes en train de réévaluer l’acquisition des équipements médicaux de pointe, tout en tenant compte de la morosité économique que traverse le pays», nous dit-il. L’infrastructure, à vocation régionale, a connu, selon notre interlocuteur, une extension pour atteindre la capacité de 160 lits au lieu des 120 prévus au départ, comprenant différents services de chirurgie générale, de traumatologie, de chirurgie infantile, d’ORL, d’ophtalmologie, de chirurgie thoracique… « Les travaux sont presque achevés. L’hôpital, tant attendu, verra bientôt le jour pour ouvrir ses portes aux malades. Mais avant d’en arriver là, nous avions dû refaire entièrement l’infrastructure. A titre indicatif, nous avions dû rénover complètement le bloc opératoire, du fait qu’il ne répondait pas aux normes», conclut-il.

Chirurgies «bénévoles» pour 13 enfants
Deux professeurs bénévoles, de l’association Amitié franco-algérienne, exerçant au service d’urologie et de chirurgie infantile dans un hôpital parisien, sont attendus à Bordj pour effectuer, à titre gratuit, des interventions chirurgicales sur 13 enfants répartis sur les EPH de Bordj et de Ras El Oued, indique le DSP. Des opérations réparatrices «coûteuses et qui ne se font pas en Algérie» au profit des enfants atteints de maladies urologiques ou victimes de circoncisions ancestrales, effectuées, notamment dans les régions reculées et dans des conditions qui laissent à désirer. Au grand dam de la circulaire ministérielle, datant de 2006, stipulant que la circoncision est un acte chirurgical à part entière, nécessitant un checkup complet (FNS, groupage, TP…) et doit être effectuée dans un bloc opératoire correctement équipé et sous contrôle d’anesthésiste.