Avec les moyens du bord, le club de futsal de Bordj a pu remporter la première Coupe d’Algérie de cette discipline sportive en 2016, soit après sa création et un an avant la création de la Ligue nationale. Mais faute de subventions, le team risque de faire naufrage à en croire Abderrahmane Izerroukène, président entraîneur du club et membre fondateur de la Ligue.

«Pendant deux ans, nous avons participé à des tournois nationaux, sans la moindre subvention d’une quelconque partie. Au point où les joueurs étaient contraints de mettre la main à la poche pour payer les frais de déplacements. Exception faite à l’entreprise Zetchi Céramic, que nous remercions d’ailleurs beaucoup, qui nous a aidés à mettre le pied à l’étrier, sinon aucun industriel n’a daigné répondre à nos maintes demandes de sponsor que nous avons déposées à la zone industrielle», se lamente-t-il. Par ailleurs, les aides qu’octroient l’APC et la DJS sont, selon notre interlocuteur, insuffisantes. «Certes, l’APC et la DJS nous ont aidés à hauteur de 32 millions de centimes pour couvrir nos frais de déplacement à Oran, Médéa et Béjaïa, mais cela ne suffit pas. Rien que pour s’engager dans la Ligue, il faut verser un forfait de 20 millions de centimes. Où est-ce qu’on peut obtenir cette petite fortune ?» se demande-t-il.
A noter que le club de futsal de Bordj évolue en Nationale 1 et occupe la 6e position dans un championnat que disputent 20 clubs de niveau 1 et 6 de niveau 2, dont un qui s’est tout simplement retiré faut de moyens, indique M. Izerroukène. «Nous avons même reçu des invitations pour participer à des tournois en France, alors que nous ne pouvons même pas assurer nos déplacements à l’intérieur du pays. En somme, nous avons des talents, nous avons une équipe soudée et dévouée. Il suffit juste de la motiver si on veut vraiment promouvoir cette discipline sportive », conclut-il.